Alain Schmitz a été élu aujourd'hui président du conseil général des Yvelines, en remplacement de Pierre Bédier, déchu de son mandat suite à sa condamnation à 6 ans d'inégibilité pour corruption passive. Il a obtenu 28
voix contre 11 voix pour André Sylvestre, conseiller général PS de Magnanville.
Depuis la condamnation de Pierre Bédier et la notification expresse par la préfète de la perte de son mandat de conseiller général, c'était Christine Boutin qui assurait la présidence par intérim
du département. Elle espérait depuis un mois avoir ce poste en échange de son départ du gouvernement. Mais Christine Boutin a perdu sur les deux plans. Elle a été sèchement battue dans la
primaire interne des conseillers généraux UMP et a dû renoncer à se présenter à la présidence après s'être attirée l'hostilité de nombreux élus. Elle a par ailleurs été sèchement évincée du
gouvernement (un "jetage" selon elle) et semble en avoir gardé beaucoup d'amertume.
Cette présidence par intérim a été assurée pendant plus d'un mois, le temps que le remplaçant de Pierre Bédier au conseil général soit élu le 28 juin dans le canton de Mantes la Jolie. Alain Schmitzest un fidèle de Pierre Bédier. Il a
d'ailleurs rendu un hommage appuyé à son prédecesseur qui se trouvait au premier rang du public.
Alain Schmitz est conseiller général UMP du canton de Versailles-nord depuis 1994, président du groupe UMP au conseil général, ancien adjoint au maire de Versailles et ancien sénateur.
Pour de nombreuses délibérations, la majorité municipale étaye son argumentation de supports graphiques et vidéos.
Rien de plus normal.
Mais savez-vous que la majorité municipale s'arroge un usage exclusif de ces moyens de communication ?
Lors du renouvellement du règlement du conseil municipal en juillet 2008, nous
avions demandé à disposer d'une (unique) illustration lors du débat budgétaire. Cette demande, pourtant très limitée, nous a été refusée, comme d'ailleurs la grande majorité des 15
amendements que nous avions suggérés. Voilà comment l'UMP de Saint-Germain conçoit la démocratie locale !
Cette simple illustration, dont le maire nous a interdit la projection en conseil le 4
juin, (en affirmant "ce document n'existe pas", alors que ses adjoints l'avaient devant eux car nous l'avions distribué auparavant et voulaient en discuter...!), la
voici : Il s'agit de la dette consolidée de la ville de Saint-Germain, qui ajoute à la dette propre de la ville (en vert) la quote-part de Saint-Germain dans les syndicats intercommunaux
auxquels la ville adhère.
Certains syndicats intercommunaux ont une dette très faible. Par contre ce graphique montre que parmi les syndicats, il y en a un dont la dette prend une place croissante : c'est le
Sidru. Les rectangles oranges désignent le capital restant à rembourser par le
Sidru, tandis que les rectangles rouges montrent les montants à payer pour annuler l'ensemble
des produits de gestion de dette "toxiques" traités par ce même syndicat.
Pourquoi nous avoir refusé de projeter cette unique diapositive ?
Parce que cette information, comme l'ensemble de nos protestations contre l'usage de "produits toxiques" par le maire de Saint-Germain au titre de président du Sidru, est contradictoire avec
l'image de gestionnaire prudent que le maire de Saint-Germain aime à se donner. Quel "bon père de famille" parie l'argent du contribuable sur le dollar US contre franc suisse ?
Nous avons relaté il y a quelques jours le débat en conseil municipal au sujet du compte administratif 2008 de Saint-Germain. Pascal Lévêque, conseiller
municipal PS, avait fait une analyse détaillée des comptes de la ville et donc de la politique menée par la majorité municipale. Vous pouvez télécharger l'intervention complète de Pascal Lévêque (pdf,
20ko). Vous pouvez aussi visionner son intervention lors du conseil municipal du 4 juin, en cliquant sur l'image
ci-dessous. La vidéo dure 9 minutes. Nous filmons en effet régulièrement les conseils municipaux et vous proposerons désormais régulièrement des
extraits des séances du conseil municipal. Il faut savoir que toutes les séances du conseil sont filmées et enregistrées par la mairie. Elles ne sont hélas
pas diffusées, ni en direct sur Internet comme dans d'autres communes, ni même proposées sur le site de la ville après les conseils. Nous pallions donc un peu, modestement, à ces absences regrettables...
Dimanche 28 juin avait lieu le second tour de la cantonale partielle de Mantes-la-Jolie provoquée par la déchéance
du mandat de Pierre Bédier, président UMP du conseil général, condamné le 20 mai dernier à 18 mois de prison avec sursis et six ans d'inéligibilité pour
corruption passive et recel d'abus de biens sociaux.
Ce second tour était nécessaire puisque le candidat UMP Michel Vialay, maire de Mantes la Jolie, avait obtenu 53,07% au premier tour mais n'avait pas recueilli les 25% des inscrits nécessaires, pour être élu, en raison d'une
très forte abstention. Il affrontait le candidat du PS Guillaume Quévarec arrivé deuxième avec 25,86%. Au second tour, l'abstention a de nouveau été très forte (69,62%) et Michel Vialay obtient 59,27% et Guillaume Quévarec 40,73% et est donc élu conseiller général des Yvelines.
Retrouvez ci-dessous la tribune libre publié par le groupe d'opposition de gauche Saint-Germain Solidaire dans le Journal de
Saint-Germain du 26 juin 2009 (pdf, 5Mo)Lors du dernier conseil municipal, le maire a proposé la suppression d'un article du règlement des crèches institué en 2007
qui obligeait une durée minimum de résidence d'un an pour pouvoir s'inscrire à un établissement d'accueil de jeunes enfants. Les élus de gauche ont vivement rappelé qu'ils avaient combattu ce point. En effet, en mai 2007, lorsque ce règlement a été adopté par la majorité, la Gauche par la voix de Jean Laurent
déclarait : «Concernant les critères d'attribution des places en fonction des disponibilités, pourquoi l'obligation de résider sur la ville depuis plus d'un an? Lorsque l'on s'installe
à Saint-Germain avec un jeune enfant, et que l'on travaille, on va avoir besoin rapidement d'une place éventuelle en crèche. Pourquoi ce délai de carence d'un an?». Il est dommage d'avoir
entendu deux ans pour nous écouter.
Toujours sur ce règlement intérieur, les élus de gauche ont signalé encore des points à améliorer. Par exemple, le fait que l'enfant perde temporairement sa place d'accueil lorsque commence le
congé de maternité de la maman. Cette application systématique, remplacée éventuellement par une place d'accueil limité à 18 heures par semaine, et surtout dans la limite des places disponibles,
ne nous semble pas satisfaisante. Il faut savoir s'adapter au rythme de vie de la mère. La place est également suspendue si l'un des parents devient chômeur. Il nous semble qu'à ce moment-là
au contraire, il faut faire preuve de plus de solidarité et ne pas basculer vers un accueil ponctuel.
Enfin, nous regrettons que le règlement n'indique pas ce qui se met en place dans la ville lorsque la période de fermeture du mois d'août est effective ? D'ailleurs, pourquoi ne pas mettre en
place une fermeture alternée juillet-août dans les différents établissements?
Au cours du conseil municipal du 4 juin 2009 a été examiné entre autres le compte administratif 2008 de Saint-Germain. Le compte administratif reflète les dépenses et recettes
réelles de la ville et permet donc de juger la politique menée par l'exécutif municipal.
A cette occasion, les élus de gaucheont
demandé au maire la possibilité d'appuyer leurs propos par une illustration. Le maire a refusé, alors que l'adjoint aux finances a pu, lui, diffuser de nombreuses illustrations. Nous
regrettons fortement ce manque d'ouverture d'esprit du maire de Saint-Germain, que nous avons
déjà eu l'occasion de souligner sur notre blog.
Pascal Lévêque a fait, au nom du groupe Saint-Germain Solidaire, une analyse détaillée des comptes de la
ville. Il a souligné en particulier que la majorité municipale continue de refuser d'embaucher du personnel municipal supplémentaire, alors que la croissance démographique de la ville ces dernières années est importante, et que 25% du personnel de la ville est en
contrat précaire, un taux très élevé, nous l'avions déjà mentionné l'année
dernière. Par ailleurs, il a dénoncé le fait que la municipalité ajuste son budget en pratiquant des tarifs municipaux élevés afin de compenser les taux d'impôts bas. Cela contourne l'effet redistributif de l'impôt et est pénalisant pour les familles
modestes. Mais c'est bien entendu beaucoup moins visible pour les administrés...
Emmanuel Fruchard, quant à lui, a insisté sur la dette des syndicats intercommunaux, en particulier celle du SIDRU qui est très
importante et peu transparente. Le maire de Saint-Germain, tout en
contestant l'analyse, a reconnu que "oui, les dettes des syndicats vont augmenter".
Voici les résultats complets de cette élection partielle, marquée par une très forte abstention de 70,36%. Michel Vialay (UMP) : 53,07% Guillaume Quévarec (PS) : 25,86%
Joel Jegouzo (PC) : 9,95%
Christiane Gade (FN) : 5,95%
Marc Jammet (PC diss) : 5,17%
Compte tenu de la forte abstention, il y aura un second tour dimanche prochain où s'affronteront Michel Vialay et Guillaume Quévarec (photo). Nous
appelons les électeurs du canton de Mantes-la-Jolie à se rassembler derrière la candidature de Guillaume Quévarec.
Ainsi
que nous faisons depuis près de deux ans, nous vous présentons notre analyse trimestrielle (de janvier à mars 2009) de la gestion de la dette du SIDRU, fondée sur des emprunts toxiques très risqués.
Entre fin 2008 et mars 2009 on a assisté à une hausse du dollar contre euro et franc
suisse, ainsi qu'à une baisse des taux d'intérêt. Ce mouvement des marchés financiers, joint au fort effet de levier des swaps traités par le Sidru, a nettement diminué la perte latente, puisque
la soulte qui faudrait payer aux banques pour annuler les produits ‘toxiques' est passée de 28 M€ à 12 M€. Selon nos informations, cette baisse de la perte latente n'a pas été mise à profit par l'exécutif du syndicat pour se désengager des prises de risque principales, sur les taux de change.
Le développement durable en panne ! Force est de constater que depuis 15 mois, la politique de développement durable de Saint-Germain ne
s'affiche guère dans les conseils municipaux. Il s'agissait pourtant d'un axe
prioritaire porté par la majorité pendant la campagne des municipales. L'étude du bilan carbone n'est pas terminée, le plan de déplacement urbain n'est toujours pas publié dans son
intégralité. Une politique transport ne se limite pas non plus à prendre la tête d'un comité d'élus pour réclamer des améliorations certes nécessaires de la ligne A du RER, mais au contenu et
au calendrier opportunément liés aux élections régionales.
Le Maire a aussi repoussé l'idée « d'un agenda 21 local », trop complexe selon lui ; tout comme la thermographie aérienne que nous avions proposée. Pourtant, un projet de territoire à long terme se déclinant en
programmes d'actions soumis à une évaluation régulière serait le bienvenu. Les chantiers ne manquent pas. Améliorer la performance énergétique des bâtiments communaux, privilégier les mobilités douces dans notre ville ainsi que les transports en commun,
mettre aux normes de sécurité nos aménagements cyclables, préserver les ressources en eau de la ville et améliorer la collecte et la valorisation des déchets. Densifier le bâti pour faire face à la demande de logements pour les familles monoparentales. Faire des friches du quartier de la grande Ceinture un
éco-quartier. Organiser une Biennale de l'Habitat avec mise en place de baromètres environnementaux. Et pour coordonner tous ces points, favoriser la participation des habitants, non par
les conseils de quartiers actuels qui ronronnent dans leur activité confidentielle, mais par une vraie démarche participative.
Le rôle de l'élu est d'être un organisateur de dialogue dans la ville pour faire émerger une vision commune. Une vision du développement durable qui ne soit pas seulement cosmétique ou
marketing ! Pascal Lévêque, conseiller municipal PS de Saint-Germain-en-Laye
Curieux climat décidément que celui de Chambourcy. Après l'affaire Maréchal (le chef de la police municipale assassiné), toujours pas élucidée à ce jour, voici que le député maire
Pierre Morange est visé par une affaire d'emploi fictif. Et c'est l'épouse du député qui a dénoncé l'affaire à la justice !
Le site Médiapart, puis le
site du Nouvel
Observateur, ont révélé ce week-end que l'épouse du député UMP s'était accusée en 2006 auprès du parquet de Versailles d'avoir bénéficié pendant près de 4 ans à
l'Assemblée nationale d'un emploi fictif salarié comme assistante parlementaire de son mari. Elle travaillait parallèlement comme infirmière de nuit à la clinique Louis XIV de Saint-Germain
jusqu'en 2006 où Pierre Morange la licencie car, à l'approche des élections
législatives, "il faut être irréprochable"... En mai 2007, le journal Marianne avait évoqué cette affaire et nous l'avions cité sur ce blog (lire notre article).
De façon très étrange et malgré tous les éléments fournis par Mme Morange à la justice (voir l'article du Nouvel
Obs), Médiapart révèle que cette affaire a été très discrètement classée sans suite il y a environ 6 mois.
Il y a quelques jours, Pierre Morange affirmait dans l'hémicycle que "la fraude aux finances publiques constitue, sous ses différentes formes, une atteinte intolérable de notre pacte
social"... Un discours difficilement défendable au regard de ces révélations...
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