La chaîne de télévision Yvelines Première est-elle
menacée de disparition ? Certains propos du maire de Saint-Germain-en-Laye lors du conseil municipal du 4 octobre 2007 peuvent le laisser penser.
Ce conseil municipal examinait les rapports moraux annuels de plusieurs syndicats intercommunaux, nous avons déjà parlé de
celui du Sidru.
Yvelines Première est une chaîne de télévision locale, née en 1989 de la volonté du député-maire RPR de l'époque Michel Péricard,
ancien journaliste. Elle est diffusée sur le réseau câblé de l'opérateur Noos (groupe Lyonnaise des Eaux), devenu depuis Numéricable.
Un syndicat intercommunal, le SIDECOM, a été créé en 1984 pour étudier puis réaliser le réseau câblé local. Il comporte en 2006 33 communes, dont Saint-Germain-en-Laye. Son président actuel est
Jacques Masdeu-Arus, député-maire de Poissy.
En 2006, Noos s'est désengagé financièrement d'Yvelines Première, occasionnant une crise majeure pour la télévision locale et pour le SIDECOM. Noos représentait en effet environ 27% des
ressources d'Yvelines Première en 2006, selon le rapport présenté en conseil municipal. Face à ce désengagement, la télévision locale a dû s'adapter et faire des économies et les villes ont dû
augmenter leur participation. Les communes membres du SIDECOM contribuent en effet à plus de 60% des recettes d'Yvelines Première, le solde (environ 10%) provenant du conseil général des
Yvelines.
Ce désengagement de l'opérateur a créé un grave déséquilibre financier et le SIDECOM a désormais « des interrogations sur l'avenir d'Yvelines Première », a
indiqué le maire de Saint-Germain lors du conseil. « Toutes les hypothèses sont étudiées » dans un audit indépendant, « y compris l'arrêt à
terme » a-t-il répondu aux questions des élus de l'opposition. Le territoire du SIDECOM n'a « aucune cohérence » selon M. Lamy et « les nouvelles de
Chapet n'intéressent pas les Saint-Germanois... ».
Une des anomalies dans ce dossier, soulevée par certains conseillers municipaux, y compris de la majorité, est que personne ne connait l'audience de cette chaine,
vraisemblablement extrêmement modeste. Noos estime qu'il s'agit d'un « secret commercial » et aucun élu n'arrive à obtenir ces mesures d'audience, pourtant fondamentales pour
les décisions futures.
Pour quelles raisons des fonds publics (chaque commune cotise en fonction du nombre de ses habitants et des prises de câble) devraient être dépensés pour une télévision privée, a fortiori à
l'audience extrêmement faible ? Ces 700.000 euros sont "le fond de la question".
Il semble qu'en dehors de Saint-Germain (où est implantée Yvelines Première), peu de communes souhaitent le maintien de cette chaine locale. Emmanuel
Lamy a déclaré être « dans le flou actuellement » et qu'un « grand nombre de communes ne sont pas favorables à cette dépense ».
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par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye
publié dans :
Conseil municipal
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