Budget 2009 de Saint-Germain (2) : la solidarité aurait dû être l'enjeu principal du budget

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Nous poursuivons ici la série d'articles que nous consacrons au budget 2009 de la ville de Saint-Germain, examiné lors du conseil municipal de décembre, où le maire de Saint-Germain s'est, une nouvelle fois, illustré par son mépris pour son opposition. Pour le lire le premier article, cliquez ici.
En France, comme en Europe, la crise financière se transforme en crise économique et sociale. La récession aura des conséquences pour les Français dans les semaines et les mois à venir, et les Saint-Germanois n'en seront pas à l'abri. Une ville comme Saint-Germain-en-Laye a aussi un rôle d'accompagnement et d'amortissement de la crise. La solidarité aurait dû être la priorité numéro un du budget de la ville dans ce contexte. Comment protéger les Saint-Germanois les plus fragiles en période de grave crise économique ? Certes, la ville n'est pas le seul acteur dans ce domaine aux côtés de l'État et du Conseil Général. Saint-Germain-en-Laye devrait toutefois renforcer son effort social, malgré des marges de manœuvre réduite avec la crise et les décisions gouvernementales concernant la réduction de l'enveloppe de la dotation globale de fonctionnement.


Le budget 2009 est nettement insuffisant sur au moins trois points :

A) l'augmentation des moyens du centre communal d'action sociale (CCAS) est insuffisante.
La Gauche a proposé de renforcer le budget d'au moins 150 000 €. Dans cette période, c'est l'occasion d'harmoniser les quotients familiaux pour toutes les prestations. (Ce n'est pas encore le cas actuellement !) Quelques exemples : les bourses scolaires, les primes de Noël, prime de vacances, tickets alimentaires, secours d'urgence, consolider les bénéficiaires d'un tarif à un € pour la cantine scolaire pour les quotients les plus bas ou encore pour la distribution aux plus de 65 ans de repas à domicile.
La réponse en conseil a été plus qu'insuffisante, le maire déclarant qu'il n'y avait pas de besoins nouveaux. C'est à la limite du double langage, car au sein du CCAS, on indique qu'il faut respecter le budget voté ! Il y a deux ans, le Conseil Général a cessé de financer une prime de Noël pour les chômeurs, la ville a alors décidé d'abonder à la place du Conseil Général pour cette prime (félicitations, excellente initiative) mais a toutefois baissé singulièrement le quotient familial pour son obtention, ce qui a fait chuter le nombre de primes versées. Cette réforme des quotients familiaux unifiés s'impose dans notre ville. (Le quotient familial : ce sont les revenus divisés par le nombre de personnes du ménage.)


B) la Gauche a dénoncé l'absence d'un axe de travail, pourtant récurrent, consacré au logement à Saint-Germain.

Même si des opérations sont en cours et déjà validées par des précédents conseils municipaux, la Gauche a proposé de relancer une politique volontariste en matière de logement, notamment sociaux, y compris sur de petites unités en centre-ville. La municipalité avait soutenu il y a quelques années que cela n'était pas possible à Saint-Germain. Les dossiers, présentés il y a deux ans avec des bailleurs sociaux comme Habitat et Humanisme, a montré le contraire et la faisabilité de telles opérations.


C) renforcer avec nos partenaires l'aide à l'emploi avec les spécificités de notre population.

Le chômage est reparti à la hausse ; certes si  nous sommes à Saint-Germain en dessous des chiffres nationaux, il n'en demeure pas moins que tous les experts s'attendent à une remontée en 2009. Là aussi, la ville peut avoir un rôle d' "amortisseur". Encore faut-il en avoir la volonté.


Dans de prochains articles, nous expliquerons comment la ville peut mobiliser plus de ressources pour offrir plus de services aux saint-germanois, dont la population augmente fortement.


A lire également le premier article de notre série :

Budget de Saint-Germain 2009 (1) : un acte important dans la gestion d'une ville

Publié dans Conseil municipal

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