10 mai 1981- 10 mai 2006

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Le 10 mai 1981, après 23 années d'opposition, la gauche accédait enfin au pouvoir. Quelques jours plus tard François Mitterrand déclarait, "il n'y a qu'un vainqueur le 10 mai 1981, c'est l'espoir".

Chacun garde à l'esprit les grandes réformes qui suivirent la victoire de François Mitterrand : la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, les lois Auroux renforçant les droits des travailleurs dans les entreprises ; les 39 heures, qui annonçaient les 35 heures réalisées par le gouvernement de Lionel Jospin ; l'impôt sur les grandes fortunes ; l'augmentation du SMIC ; les nationalisations, qui permirent de renflouer, dynamiser, et souvent de sauver, beaucoup de grands groupes industriels français ; le rôle central de la France dans la construction européenne...

A ces grandes conquêtes économiques et sociales se sont ajoutées d'importantes avancées démocratiques : la peine de mort a été abolie, la décentralisation a rapproché les citoyens des centres de décision, les ondes ont été libérées, l'IVG a été prise en charge par la Sécurité sociale, un effort historique a été fait pour l'éducation...

La principale leçon de la victoire de 1981 est que l'espoir est possible. Que restera-t-il des deux mandats de Jacques Chirac ? Des affaires à foison, un clanisme et des luttes intestines sans précédent, un affaiblissement de la France en Europe et dans le monde, aucune avancée sociale?

Responsabilité et humilité, rassemblement et conquête, espoir et transformation. A moins d'un an des échéances de 2007, c'est aussi là le message des 25 ans de la victoire du 10 mai 1981.

François Mitterrand n'était pas parfait, loin de là. Mais entre les deux bilans, assurément au regard de l'histoire, il n'y aura pas « photo », comme on dit.

A l'heure où Nicolas Sarkozy tente de donner à la France un visage inhumain par sa loi sur l'immigration, après dix ans d'une présidence Chirac marquée par le clanisme, la corruption et la régression sociale, il est grand temps de redonner espoir et confiance aux Français. Tout comme Mitterrand avait su porter l'espoir et le changement il y a 25 ans, le candidat socialiste, quel qu'il soit, devra lors des présidentielles de 2007 porter les aspirations des Français pour une France plus juste, plus solidaire, et pour des institutions à la moralité sans faille.   

Publié dans Politique nationale

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