EPR : transparence plutôt qu'intimidation

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Le porte-parole national du réseau Sortir du nucléaire Stéphane Lhomme a été mis en garde à vue pendant 14 heures dans le cadre d'une enquête préliminaire de la section anti-terroriste du parquet de Paris. La justice lui reproche d'avoir divulgué en 2003 un document d'EDF classé « confidentiel défense » indiquant que le nouveau réacteur nucléaire EPR ne résisterait pas au crash d'un avion lors d'un attentat suicide. Le réseau Sortir du nucléaire a publié en février dernier ce document sur son site internetIl a aussi publié d'autres documents montrant, selon lui, que certaines pièces des circuits de refroidissement de secours de 34 centrales nucléaires EDF ne sont pas en conformité.

Le Parti socialiste constate que le document, dont la publication semble avoir motivé cette procédure, est connu de longue date et s'étonne donc de la coïncidence entre cette démonstration de force et les interrogations croissantes que suscite la décision de construire l'EPR.
C'est d'autant plus troublant au lendemain de l'annonce par le Premier ministre du lancement de l'enquête publique avant l'été et au moment même où l'on prétend discuter d'un projet de loi sur la transparence nucléaire.
Ces procédés confirment malheureusement la volonté d'opacité du gouvernement en matière nucléaire, dénoncé par le PS à maintes reprises, notamment lors de la publication de l'arrêté du 24 juillet 2003 classant "secret-défense" toute information relative aux matières nucléaires.

Le Parti socialiste condamne fermement cette régression de près de dix ans dans la marche vers plus de transparence en matière de nucléaire, indigne d'une grande démocratie comme la France.
Il s'inquiète de la tendance générale à une criminalisation de l'action syndicale et associative, ultime artifice d'un gouvernement définitivement fâché avec la démocratie et le dialogue social.

Publié dans Environnement

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