Pourquoi dynamiter l'école publique ?

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Voici la tribune libre des élus de la liste Saint-Germain Solidaire paru dans le Journal de Saint-Germain du 13 février 2009.
Pourquoi dynamiter l'école publique ?
On appauvrit les programmes, on réduit le temps scolaire, on remet en cause l’existence de l’école maternelle, on veut supprimer la carte scolaire, on réduit massivement les effectifs, on retire des moyens pour aider les enfants en difficulté… Voilà en quoi consiste la politique actuelle du gouvernement qui menace partout en France, et aussi à Saint-Germain, la qualité du service public d’éducation.

Comment, avec toujours moins de moyens, l’école pourrait-elle gagner en qualité ? C’est pourtant cette équation absurde qui est avancée par le gouvernement. Cette brutalité politique soulève beaucoup de réactions. Professeurs, lycéens, parents d’élèves, la colère monte. Nous la comprenons, et nous soutenons les mouvements de protestation qui viennent défendre l’école. Dans la société du progrès et de la connaissance que nous soutenons, le service public d’éducation reste une priorité. Il est le socle sur lequel se construit chaque jour la République.

N’oublions pas : l’école reste le premier lieu de la promotion sociale et de la lutte contre les inégalités. De la maternelle à l’université, elle doit être le creuset de notre vivre ensemble et le lieu de notre émancipation individuelle. C’est pour cela qu’il faut lui attribuer des objectifs ambitieux : 100% d’une génération sortant avec une qualification de l’école, 50% accédant à un diplôme de l’enseignement supérieur, 3% du PIB consacrés à la recherche. Il faut faire évoluer le système éducatif pour qu’il soit plus juste et plus efficace pour la réussite de tous.

Certes, un véritable débat doit être mené sur ce que doit être l’école, sur les réformes à entreprendre pour mieux l’adapter au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Mais cette réflexion ne peut accepter, comme préalable et comme priorité, une économie de moyens et d’effectifs qui vient mutiler l’école avant de la réformer.

Publié dans Politique nationale

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