Violences policières : un exemple récent à Saint-Germain

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Il y a quelques jours à Saint-Germain une femme de 54 ans a déposé plainte pour violences policières à la suite d'un banal contrôle de papier qui s'est envenimé, place Royale.
Habitante du Pecq, cette dame monte en voiture avec sa fille au centre ville pour acheter le pain du dîner qu'elle n'a pas pris. Elle oublie son permis de conduire dans la précipitation. Arrivée Place Royale, elle se fait contrôler par deux policiers nationaux. Elle propose que sa fille aille chercher le permis de conduire à la maison. Sans succès.

Après 30 minutes d'attente pour vérification d'identité, elle se voit verbaliser de 2 contraventions : une pour n'avoir pas présenté ses papiers et l'autre pour avoir refusé la priorité à un piéton. Elle conteste ce dernier point et certifie qu'il n'y avait pas de piéton, ce que sa fille confirme. Elle sort de sa voiture et demande à parler au commissaire pour lui expliquer la situation.
Un policier la plaque alors violemment sur la voiture de police et lui fait une clé au bras en criant « Outrage ». Elle est emmenée au commissariat. Puis très rapidement à l'hôpital car elle s'est évanouie. On lui diagnostique une grosse entorse du coude.
De retour au commissariat, elle est mise en garde à vue pendant 30 heures et fouillée au corps.
Cette dame a dû être hospitalisée en état de choc et a eu une interruption totale de travail de 10 jours et un arrêt de travail d'un mois.
Elle a déposé plainte à l'inspection générale des services contre les policiers. La procédure est actuellement en cours.
A Saint-Germain comme ailleurs on procède ainsi à des « contrôles musclés », à des gardes à vue infondées, à des pratiques humiliantes. En France en 2008, presque 1% de la population a été mise en garde à vue. A l'échelle de Saint-Germain, cela correspondrait à 400 personnes !
La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité dans son dernier rapport déplore « qu'aucune réponse n'ait été apportée à sa demande de rappel solennel aux agents de la force publique de la prohibition absolue de tout traitement inhumain ou dégradant. »
Notre pays continue aussi sa chasse aux sans papiers avec une volonté de 30 000 étrangers expulsés. Cette stratégie les pousse ainsi à se réfugier dans une clandestinité toujours plus profonde. Dorénavant, quand la chasse aux étrangers fait un mort, on n'en parle même plus dans les médias. Est-ce devenu normal, ou les journalistes s'autocensurent-ils pour garder leur travail et donc ne pas déplaire à leur patron, ami du Président ? Par étapes, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, l'UMP pousse la France vers un régime autoritaire : on traque, on emprisonne, on muselle les médias, on épie internet, on accapare tous les pouvoirs.

Nous, femmes et hommes de gauche nous voulons développer solidarité et fraternité et non la peur, l'individualisme et le repli sur soi. Nous voulons faire rimer égalité et liberté.
Réveillez-vous, résistez. Il est encore temps.

 

Le journal Libération a consacré un article à cette triste affaire il y a quelques jours (lire l'article).

Publié dans Saint-Germain-en-Laye

Commenter cet article