Christine Boutin renonce à son siège de député des Yvelines, une élection législative partielle à l'automne

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Christine Boutin a annoncé jeudi 23 avril qu'elle renonçait à son mandat de député de la 10e circonscription des Yvelines, mandat qu'elle détenait depuis 1986.
« J'ai décidé de prendre le chemin de la liberté absolue pour continuer mon action politique, en ne retournant pas à l'Assemblée Nationale», a-t-elle expliqué dans un communiqué.
Christine Boutin ne renonce pas pour autant à la politique. Elle reste conseillère générale des Yvelines dont elle a un temps voulu prendre la présidence, avant d'être sèchement recalée par la quasi totalité des conseillers généraux yvelinois de droite. Elle est par ailleurs présidente du Parti chrétien-démocrate, petit parti associé à l'UMP.
Christine Boutin avait qualifié il y a quelques semaines de "jetage" son départ du gouvernement, s'interrogeant publiquement sur un "délit de sale gueule" à son égard et critiquant le manque de "courage" du Premier Ministre qui ne l'a pas prévenu personnellement de son éviction. Des critiques très inhabituelles en public.
Ce renoncement va entraîner une élection législative partielle dans notre département.
Le "paquet électoral" adopté par le gouvernement en décembre permet désormais à un ministre, un mois après son départ du gouverment, de récupérer automatiquement son siège (entre temps occupé par son suppléant ou sa suppléante). En revanche, s'il ne souhaite pas réintégrer l'Assemblée nationale, une élection législative partielle a lieu.
Ce sera donc le cas, sans doute en septembre, dans la 10e circonscription des Yvelines, la grande circonscription du sud des Yvelines (cantons de Montfort-l'Amaury, de Rambouillet, de Saint-Arnoult-en-Yvelines plus les communes de Coignières et Maurepas).

Rappelons qu'une autre législative partielle aura lieu, sans doute en septembre ou octobre, dans la 12e circonscription des Yvelines pour remplacer le député UMP Jacques Masdeu-Arus, condamné en mai dernier à 10 ans d'inégibilité pour corruption. Deux mois après sa condamnation, celle-ci ne lui a toutefois toujours pas été notifiée.

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