Emmanuel Lamy rate la rentrée scolaire

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

La rentrée scolaire a, cette année, été particulièrement agitée à Saint-Germain pour des centaines de parents d'élèves de huit écoles primaires et maternelles. Ils n'ont en effet été prévenus par la mairie du changement de rythme scolaire de leur école que quelques jours avant la rentrée.
Bien qu'il s'en défende, la responsablilité du maire de Saint-Germain, Emmanuel Lamy, dans cette affaire est directe.

La municipalité voulait harmoniser les rythmes scolaires dans toutes les écoles et faire travailler les enfants le mercredi matin plutôt que le samedi matin.

Mais M. Lamy n'a pas respecté la loi. Il a affirmé aux conseillers municipaux lors de la délibération du 17 avril 2005 que les conseils d'écoles étaient tous favorables à ce changement, d'où notre vote positif à l'époque. Mais le maire de Saint-Germain s'était bien gardé de dire que huit conseils d'écoles avaient refusé ce transfert des cours.

Un recours a été déposé par un syndicat enseignant auprès du tribunal administratif ; ce dernier a rendu son jugement le 8 juillet 2006 invalidant l'arrêté municipal au motif que « seul le conseil d'école peut prendre l'initiative d'élaborer un projet d'organisation du temps scolaire [...]. Ni l'administration de l'Education nationale, ni les communes ne sauraient se substituer au conseil d'école et élaborer elles-mêmes le projet de calendrier scolaire. »

Indiscutablement, il y a là une erreur du maire qui aurait dû connaître la loi. Mais la majorité municipale voulait absolument faire passer ce projet. Selon Le Courrier des Yvelines des 6 et 13 septembre 2006, - qui consacre à ce sujet deux articles inhabituellement sévères envers la municipalité - des « pressions sur les enseignants » ont, semble-t-il, été exercées.


Mais l'erreur est humaine et aurait pu être rapidement corrigée.

Le jugement du tribunal a été rendu le 8 juillet 2006. Pourquoi, dès lors, le maire a-t-il attendu le 22 août pour prévenir les parents d'élèves, soit quelques jours avant la rentrée?

Pour M. Lamy, c'était à l'Education nationale de le faire. Pour nous, vue l'importance du sujet, la majorité municipale n'aurait pas dû attendre et aurait dû informer les parents de la nouvelle situation dès que la décision du tribunal lui a été notifiée à la mi-juillet.

Dans un communiqué publié sur le site de la ville, la majorité municipale estime que « la ville, mise devant le fait accompli, ne porte aucune responsabilité dans la situation actuelle. » Chacun jugera...

M. Lamy a fait publier ce communiqué sous forme de droit de réponse dans Le Courrier des Yvelines du 13 septembre. La réponse du Courrier est particulièrement ferme et mérite d'être citée : «  Les précisions du maire ne changent rien sur le fond. Nous continuons de nous interroger sur le délai entre la décision du tribunal, le 8 juillet et la lettre du maire aux parents le 22 août. Nous continuons aussi d'affirmer que des pressions ont été exercées sur certains enseignants par la Ville et l'Inspection d'Académie pour faire passer ce dossier en force. Par ailleurs, les décisions de huit conseils d'écoles n'ont pas été respectées. La municipalité ne pouvait l'ignorer. Pourtant elle a persévéré, en validant ce projet en conseil municipal. »

Nous ne sommes donc pas les seuls à nous interroger sur les véritables responsablilités de cette rentrée chaotique et sur l'absence de réaction de la majorité municipale pendant l'été.

Nous observerons avec attention dans le prochain Journal de Saint-Germain si la revue de presse de la page 2 (qui reprend seulement les articles favorables à l'action de la municipalité) mentionnera aussi les articles du Courrier des Yvelines, et si le courrier des lecteurs page 23 sélectionnera une des très nombreuses lettres de parents mécontents.

Si ce n'est pas le cas, les Saint-Germanois sauront alors ce que valent réellement cette revue de presse et ce courrier des lecteurs...


En tout état de cause, les parents d'élèves et les saint-germanois apprécieraient vraiment que leur maire reconnaisse sa part de responsablilité dans cette rentrée bien perturbée.

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