Deux exemples de mauvaise gestion municipale à Saint-Germain

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Le maire de Saint-Germain se vante régulièrement dans les colonnes du Journal de Saint-Germain de bien gérer les finances de la commune. Deux exemples récents viennent toutefois contredire cette affirmation.

Premier exemple :
L'édification d'une fontaine sur la place du Marché pour la somme incroyable de 615.000 euros fait beaucoup parler à Saint-Germain. Nous l'avons déjà évoqué sur ce blog. Cette fontaine, ajoutée à la dernière minute par un maire inquiet de l'aspect bien trop « minéral » de la Place du Marché, est l'exemple type d'une dépense inutile et hors de prix. Nous avions déjà une fontaine « royale » à Saint-Germain, en fallait-il une autre? Cette somme aurait été beaucoup plus utile ailleurs...

Deuxième exemple :
Lors du conseil municipal du 5 octobre 2006, le maire a soumis au vote un protocle d'accord pour l'achat par la ville d'un terrain d'une surface totale de 3.600m² environ. Il s'agit des terrains situés au carrefour entre la rue Saint-Léger et la rue des Lavandières, où se trouve la grande cheminée et l'ancienne blanchisserie (cf photo).
L'histoire mérite qu'on s'y attarde (tous les chiffres suivants sont extraits de la délibération municipale et du protocole d'accord).
L'ancien maire RPR Michel Péricard avait prévu, dès 1992, sur ces terrains et à la place de l'Ecole des Sources un important projet de construction de 450 logements, dont un tiers de logements sociaux. L'élargissement de la rue Saint-Léger était aussi prévue.
Le projet a beaucoup tardé en raison des difficultés pour aquérir les différents terrains. Les frères Babut, propriétaires du grand terrain à l'angle de la rue Saint-Léger et de la rue des Lavandières se sont opposés au projet de la Ville et l'expropriation s'est avérée nécessaire.
En 1998, la Ville propose 1.315.000 euros pour les terrains, à condition que les propriétaires fournissent un « certificat de dépollution ». Refus des propriétaires.
En 2002, le juge de l'expropriation, saisi par les propriétaires, fixe la valeur des terrains à 2.430.000 euros. La Ville conteste ce chiffre, fait appel et la Cour d'Appel de Versailles fixe en 2004 l'indemnisation à 2.230.000 euros si les terrains sont dépollués et à 1.780.000 euros dans le cas contraire.
Finalement, « conscients de la durée excessive des instances pendantes devant les juridictions judiciaires », un accord vient d'être trouvé : la Ville paiera la somme totale de 2.550.000 euros, « étant entendu que la ville de Saint-Germain-en-Laye prend les terrains en l'état et fait son affaire personnelle de la dépollution du site ».
Concrètement, alors qu'en 2002 la somme était fixée à 2,43 millions, qu'en 2004 elle était de 2,23 millions si les terrains étaient dépollués et de 1,78 millions s'ils ne l'étaient pas, la Ville va finalement payer 2,55 millions d'euros auxquels il faudra ajouter le coût de dépollution des terrains que personne ne connaît pour le moment ! Voilà assurément une bien mauvaise affaire pour les finances communales...

Le maire s'est déclaré en conseil municipal « satisfait » de cet accord. Ce n'est pas notre cas. Jean Laurent, conseiller municipal socialiste, a parlé en conseil municipal de « joli gâchis » et a pointé du doigt l'obstination de la mairie : « nous avons perdu 4 ans depuis 2002 pour payer... plus cher. Pourquoi la ville n'a-t-elle pas accepté la précédente estimation? » Pas de réponse du maire...
Conscient de l'intérêt du projet, le groupe Saint-Germain Gauche plurielle n'a pas voté contre la délibération mais s'est abstenu pour montrer son mécontentement sur la mauvaise opération financière pour les finances de la ville.
De plus, le projet du maire est désormais beaucoup moins ambitieux que celui de son prédecesseur : 150 logements, contre 450, dont environ 20% de logements sociaux (contre 33%).

Il ne suffit pas de s'autoproclamer le champion de la bonne gestion, il faut aussi le prouver... Bien sûr, les lecteurs du Journal de Saint-Germain ne sauront rien de cette histoire...

Publié dans Conseil municipal

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Julien Cestac 18/11/2006 12:42

Sinon je voudrais aussi parler de documents, déposés dans ma boite aux lettres (mais peut être n'est-ce pas le bon endroit pour le faire, dans ce cas, merci aux administrateurs de déplacer ce qui suit). Ces documents, sans aucun doute l'oeuvre d'intégristes catholiques sont d'un racisme, d'un antisémitisme et d'un prosélytisme insupportable : j'ai l'impression que quelqu'un a craché dans ma boite aux lettres ! Personnellement, je ne suis ni juif, ni musulman, ni catholique, je suis athée et j'ai pourtant été profondément choqué par ces messages. Morceaux choisis : "le Coran est un appel à la violence, à l'intolérance. L'auteur du Coran ne peut être que Satan, l'imitateur, le singe de DIEU ...", "La doctrine du CHRIST est insurpassable", "Aux Juifs [...] JESUS CHRIST a dit : "si vous ne reconnaissez pas qui je suis, vous mourrez dans vos péchés".". Evidemment, vous vous en doutez, les documents ne sont pas signés. J'ai jeté le premier, mais j'ai gardé le deuxième pour preuve au cas où ...