CHI de Poissy-Saint-Germain : l'IGAS confirme les "insuffisances de gestion" de la précédente direction

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

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L'enquête administrative diligentée par l'IGAS au sujet de la gestion et du déficit catastrophique de l'hôpital intercommunal de Poissy - Saint-Germain est en train d'aboutir. La gestion de la précédente direction est sévèrement critiquée.


CHI de Poissy-Saint-Germain : L'IGAS confirme les "insuffisances de gestion" de la précédente direction

20.05.10 - 19:33 - HOSPIMEDIA [agence d'information du secteur hospitalier]

Sans surprise, les constatations évoquées par le chef de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), Pierre Boissier, à l'occasion de son audition [jeudi 20 mai] à huis-clos par les députés de la Mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) sur le fonctionnement de l'hôpital, rejoignent les critiques formulées dans le rapport de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) des Yvelines sur les marchés passés de fin 2006 à début 2008 par le Centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain. Comme le souligne à Hospimedia le député socialiste Jean Mallot, rapporteur de la MECSS, "il n'y a pas d'informations nouvelles mais une convergence [de vue] sur les insuffisances de gestion de l'équipe antérieure de direction, l'absence de management médico-économique, la faiblesse de l'information médicale, notamment un codage inexistant".

La direction actuelle, pilotée par Gilbert Chodorge, paraît globalement épargnée par les critiques, à entendre le parlementaire, celle-ci ayant su prendre dès son installation les mesures urgentes à mettre en œuvre en instituant "un peu de rigueur" dans la gestion de l'établissement aussi bien sur la qualité de la facturation, la limitation des dépenses et l'ouverture à de nouvelles activités. Pour autant, passée l'urgence, la question du redressement financier du CHI reste toujours d'actualité, notamment la poursuite du plan de retour à l'équilibre qui réduit le déficit de l'hôpital de 39 millions d'euros en 2008 à 19 millions l'an dernier et prévoit l'équilibre d'ici à 2012.

Pour l'heure, les préconisations de l'IGAS quant au devenir du CHI restent encore en suspens, rappelle Jean Mallot, la procédure contradictoire n'étant pas encore pleinement achevée. Dans ce dossier épineux du CHI de Poissy-Saint-Germain, auquel s'intéresse également la justice, chaque partie s'est vu adresser les passages du rapport les concernant en fin de semaine dernière. [...] La remise du rapport à la ministre de la Santé devrait intervenir dans les jours à venir mais le tout ne sera pas rendu public. Les conclusions devraient également éclairer l'enquête judiciaire, estime le député.

Par ailleurs, cette dernière audition menée par la MECSS ne change pas fondamentalement les grandes lignes du rapport sur le fonctionnement de l'hôpital, précise Jean Mallot: "cet établissement reste un cas à part par ses manquements graves dans la gestion, l'ampleur de son déficit et l'aspect durable dans le temps de ces dysfonctionnements. Des mesures auraient dû êtres prises à bras le corps bien plus logohospimedia.pngtôt." [...]

T.Q.


Précédemment sur notre blog :

La gestion de l'hôpital de Poissy - Saint-Germain fait l'objet de plusieurs enquêtes administratives (11/2009)

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Saint-Germanois 03/06/2010 17:12



Fin février 2009, j’ai été hospitalisé au CHI Poissy-Saint Germain (plus précisément à Poissy, il était près de vingt heures) aux urgences, dans l’unité de soins intensifs puis dans le service de
cardiologie, le tout pendant 10 jours.

A ma sortie, je me suis rendu à la caisse de l’hôpital pour régler le « ticket modérateur » et le forfait journalier, j’ai alors appris que, pour les pathologies cardiaques, la prise en charge
était totale à l’exception du forfait journalier.

Toutes les informations nécessaires sur ma caisse d’assurance maladie ayant été données dans les deux jours de mon hospitalisation, je m’attendais à rapidement connaître le coût effectif de mon
hospitalisation, puisque ladite caisse, lorsqu’elle me rembourse des frais médicaux ou procède à une prise en charge directe, elle m’en informe par des décomptes qui me sont adressés deux fois
par mois et fournissent le détail des sommes payées au cours de la quinzaine écoulée.

Ainsi un décompte spécifique m’apprit que le coût de mon hospitalisation (y compris l’implantation d’un pacemaker)  dépassait 9.000 euros.

Il m’a été adressé par ma caisse à ... la mi-décembre 2009. Autrement dit, l’hôpital est le banquier gratuit de ma caisse d’assurance maladie.

De surcroît, après ma sortie, j’avais dû revenir au CHI pour diverses consultations et, à chaque fois, j’étais allé aux caisses chercher un document de circulation à présenter au médecin. Il me
fut précisé que le coût de ces consultations étant lui aussi intégralement pris en charge, je n’avais pas à revenir pour régler le ticket modérateur avant de quitter l’hôpital.

Cette gratuité n’est instituée que pour certaines pathologies, dans les autres cas, les consultations sont payantes (le ticket modérateur étant de l’ordre d’une quinzaine d’euros avant prise en
charge par les mutuelles).

C’est à cette occasion que l’une des hôtesses d’accueil me précisa gentiment que, si elle et ses collègues, étaient débordés lors de la délivrance des documents de circulation aux premières
heures de la matinée, après 10 heures cela allait beaucoup mieux car le nombre des patients revenant pour payer après la consultation représentait environ 20% de celui des
patients pour qui la gratuité totale ne joue pas.

Il faut donc que la Trésorerie relance par courrier un très grand nombre de patients avec l’espoir de voir les notes honorées. Il semble que, face à un tel état de fait, l’idée de procéder à
l’encaissement du ticket modérateur lors de la délivrance du titre de circulation aurait pu germer dans l’esprit de certains ! C’est une question à ce jour sans réponse.