- Le rapport 2008 confirme ce que nous disons depuis toujours (cf
notre 1er article sur le Sidru en
2007), c'est à dire que ce syndicat est trop petit et que l'usine Azalys
est surdimensionnée. Elle ne tourne actuellement qu'à environ 50% de ses capacités et recherche en permanence des ordures à brûler pour équilibrer ses comptes. Le maire de Saint-Germain est même prêt à
incinérer les boues de la station d'épuration Seine-Aval, il l'a déclaré lors de ce
conseil municipal.Par contre, il a encore minimisé l'importance des pertes potentielles (voir notre dernière estimation) et répété que "le sidru est parfaitement bien géré". M. Lamy présente à nouveau la valeur de marché des opérations financières comme un dédit, gonflé par des pénalités fixées arbitrairement par la banque, alors qu'il s'agit de l'anticipation des flux futurs. Il a encore prétendu que "l'évaluation des flux futurs n'est pas un calcul scientifique". Cette manière de nier l'importance de la valeur de marché des swaps est le signe soit d'un aveuglement sur la gravité de la situation, soit d'une volonté délibérée de cacher aux élus et au public la situation financière réelle du syndicat.
Nous avons demandé si la "Charte de bonne conduite" des banques (dont nous avons signalé le caractère laxiste) serait appliquée et si la hausse temporaire du dollar de début 2009 avait été mise à profit pour sortir des swaps spéculatifs. Le maire a encore une fois joué sur les mots et prétendu avoir couvert les opérations à risque, alors qu'il n'en est rien.
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