Dépassements d'honoraires : la coupe est pleine !

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Communiqué du Parti socialiste

depassementhonoraire.jpgLa Mutualité française a annoncé il y a une semaine que les dépassements d'honoraires, non remboursés par la sécurité sociale, avaient augmenté de plus de 6% en 2010, soit deux fois plus vite que le total des honoraires eux-mêmes. La situation devient insupportable pour les patients : leurs soins courants ne sont plus pris en charge qu'autour de 50% désormais, ce qui ne peut que favoriser le report ou le renoncement aux soins.

Pour les socialistes, l'égalité d'accès aux soins doit redevenir une priorité de l'action publique. Dans le cadre de discussions avec les professionnels de santé, la question des dépassements d'honoraires doit impérativement être posée. Le plafonnement de ces dépassements ne peut être évité, si l'on veut que tous les Français puissent bénéficier de soins de qualité.

psLe Parti socialiste refuse l'évolution vers une médecine à deux vitesses favorisée par l’action de ce gouvernement et demande un changement de cap.


Nous connaissons bien cette situation à Saint-Germain où les dépassements d'honoraires sont très fréquents au sein des cliniques saint-germanoises, désormais installées au coeur de l'hôpital de Saint-Germain.

Source photo : site Mutuelle Viasanté

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

FX 06/06/2011 15:28



Je suis content que le PS se saisisse de ce dossier scandaleux où les médecins ont un peu oublié leur serment d'Hippocrate...


C'est partout pareil en France, un exemple aujourd'hui dans Libération à Villefranche/Saône


http://www.libelyon.fr/info/2011/06/d%C3%A9passements-honoraires.html


Avec les dépassements d'honoraires, les malades priés d'être patients



SOCIÉTÉ - Le dépassement des tarifs conventionnés par de nombreux spécialistes contraint de plus en plus de personnes à retarder leurs
traitements. Voire à se priver de soins. Reportage à Villefranche-sur-Saône.



La Dr Sandra Mokobodzki, médecin généraliste à Villefranche-sur-Saône (Rhône), cite l’exemple «parmi d’autres» de cette patiente venue pour une forte douleur au
pied après une chute. Elle l’envoie faire une radio. La patiente ne revient… qu’un mois et demi plus tard à son cabinet. Elle avait une fracture importante, mais pas d’argent pour payer les
honoraires d’un radiologue. Malgré la douleur, elle avait attendu six semaines d’avoir un rendez-vous à l’hôpital public. A Villefranche-sur-Saône, il y a onze radiologues, tous sont en
secteur 2 (honoraires libres), avec des dépassements d’honoraires en moyenne de 50% supérieurs au tarif remboursé par la Sécurité sociale.


Choix. Cette situation n’est propre ni à Villefranche-sur-Saône ni aux radiologues. Le 17 mai, l’assurance maladie rendait un rapport s’inquiétant de la hausse du
nombre de médecins, notamment de spécialistes en secteur 2, et l’augmentation parallèle de leurs taux de dépassements. Au niveau national, plus de 4 spécialistes sur 10 sont
aujourd’hui en secteur 2 (contre un quart des généralistes). Des chiffres qui cachent des réalités disparates. Ainsi, dans les très grandes villes, on constate des dépassements plus
importants qu’ailleurs, mais les patients disposent d’un choix de médecins plus important, donc de plus de possibilités statistiquement d’en trouver qui ne pratiquent pas de dépassements
d’honoraires.


L’étude de cas de Villefranche-sur-Saône, ville moyenne de 34 000 habitants, montre que, en dehors de ces grands bassins de population, les patients n’ont souvent guère le choix, ce qui peut
générer de vrais problèmes d’accès aux soins. Ici, les deux tiers des cardiologues, gynécologues, dermatologues sont en dépassements d’honoraires, en moyenne de 100% au-dessus du tarif de la
Sécurité sociale. Et les ORL, comme les radiologues, sont tous en secteur 2.


La Dr Sandra Mokobodzki, dont le cabinet est installé dans un quartier populaire de la ville, explique qu’elle est obligée tous les jours de composer avec cette situation pour
orienter ses patients vers des spécialistes. «Le problème ne se pose pas avec ceux qui bénéficient de la CMU, qui sont de toute façon pris en charge, mais avec ceux qui sont un peu
au-dessus, des personnes aux revenus modestes et tous ceux qui n’ont pas de mutuelle ou des mutuelles basiques.» Or, souligne cette médecin, ces derniers sont de plus en plus
nombreux. «La mutuelle, c’est très cher, et c’est ce qu’on coupe en premier quand on doit revoir le budget.»


Patricia Medina, sociologue à l’observatoire de la santé Rhône-Alpes, constate la mise en place par les patients de «véritables stratégies de contournement» pour ne pas avoir à
faire face à des dépassements d’honoraires. «De plus en plus de patients modestes s’adressent à leur généraliste, par exemple pour la pédiatrie ou la gynécologie, plutôt que d’aller voir
des spécialistes qui leur coûteront plus cher.» D’autres font l’impasse sur les soins qu’ils considèrent comme «non vitaux». Un des secteurs les plus flagrants est,
selon elle, celui des dents, et notamment de l’orthodontie,«inabordable pour de nombreuses familles». «Résultat, explique-t-elle, la bonne ou mauvaise position des dents est
clairement devenue aujourd’hui un marqueur social.» La sociologue note aussi un «manque d’information et de connaissance générale du système des honoraires de la part des
patients qui sont perdus et se retrouvent parfois coincés».


«Délais». Dans le cabinet du Dr Sandra Mokobodzki, le problème est rarement abordé frontalement par les patients qui, souvent, «n’osent pas poser la
question». La généraliste essaie donc de prévenir, d’expliquer avant de prescrire une consultation chez un spécialiste. «La solution est de les renvoyer vers l’hôpital public,
mais les délais sont longs. Très longs par rapport au privé. Ce qui peut entraîner d’importants retards de soins.» A Villefranche-sur-Saône, pour un même spécialiste, il faut attendre
un à deux mois de plus si la consultation se fait en secteur public.


Alice GÉRAU



patient saint-germanois 04/06/2011 10:34



Pour Xavier Bertrand, selon Le Figaro, avant de soigner, "on vérifie sa carte Vitale, pas sa carte Gold !". L'expression est pas mal trouvée, sauf qu'il
faut bien les deux cartes.


Par exemple à Saint-Germain, il m'est arrivé deux incidents sur le sujet des dépassements :
- D'abord certains praticiens qui donnent des consultations publiques à l'hôpital et des consultations privées dans une clinique utilisent l'hôpital pour remplir leur
agenda privé. C'est très simple : quand on appelle l'hôpital, on vous propose un rendez-vous dans 2 ou 3 mois. Si vous trouvez ça trop lointain, l'assistante de l'hôpital vous propose
obligeamment de prendre rendez-vous auprès de la clinique, et vous communique même le numéro de téléphone !


C'est la médecine à deux vitesses. Quand on a des symptômes alarmants mais qu'on n'a pas les moyens de payer une consultation de spécialiste à 65 euros, on attend dans l'inquiétude.


Autre conséquence : plus l'attente s'allonge dans le public, plus le médecin fait de consultations avec dépassement d'honoraire dans le privé. Ce n'est pas forcément délibéré, mais c'est un
syndrome choquant.


- Autre anecdote : un chirurgien d'une clinique privée vous demande un dépassement d'honoraire, prévu à l'avance. La veille de l'opération vous venez pour la visite pré-opératoire et là,
surprise, il faut payer 150 € de plus pour l'anesthésiste.

Deux conseils entendus ça et là :
- Avant de donner votre accord pour une opération ou un acouchement avec dépassement, faites-vous remettre une description écrite du dépassement d'honoraire. Assurez-vous qu'elle est
exhaustive.
- Une amie m'a signalé qu'il ne faut pas hésiter à négocier les dépassements. Où va-t-on ?