Quelques vérités sur le dossier de l’hôpital

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Retrouvez ci-dessous la tribune libre du groupe Saint-Germain Solidaire parue dans le Journal de Saint-Germain du 18 mars et consacrée au dossier de l'hôpital de Poissy - Saint-Germain.


chi-poissy.jpgQuelques vérités sur le dossier de l’hôpital

Le dossier de construction d’un nouvel hôpital sur le site de Chambourcy a été stoppé. Nous sommes aujourd’hui en attente de la décision de l’Etat pour la définition de l’offre de soins hospitaliers sur notre bassin de vie. Le député Pierre Morange et notre maire Emmanuel Lamy attendent beaucoup d’un rendez-vous auprès du Ministre de la Santé Xavier Bertrand. Pour que chacun puisse se faire une opinion, nous vous invitons à consulter sur internet les deux derniers rapports sur l’hôpital Poissy Saint-Germain.

Citons un extrait : « cette présence très forte des élus, qui directement ou non influent sur la direction de l’hôpital, les atermoiements de la tutelle, ont considérablement pesé et pèsent toujours sur l’hôpital ». Notre maire considère que la solution passe par un nouvel hôpital à Chambourcy et une coopération public-privée sur Saint-Germain. Là encore, citons le rapport : « …la modernisation de Saint-Germain… supposait le développement de la coopération public-privé et l’implantation de deux cliniques de Saint-Germain sur le site hospitalier… le directeur des cliniques s’est désisté de ce projet de coopération. Cela a conduit à une simple vente au privé de locaux publics, situés dans l’enceinte de l’hôpital, dans des conditions financières peu satisfaisantes ».

 

Nous ne partageons pas le point de vue du Maire quand il déclare qu’il a sauvé l’essentiel à Saint-Germain avec les cliniques et le maintien de la radiothérapie. On voit bien le schéma défendu : des cliniques dans notre ville ainsi qu’à Marly et de l’hospitalisation publique de qualité mais qui se trouvera à Paris et non pas à Poissy. Nous ne voulons pas de cette médecine à deux vitesses.

 

Plus de détails dans les deux rapports sur l'hôpital :

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000050/index.shtml

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000072/index.shtml

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Le webmestre 22/03/2011 08:51



C'est rectifié, merci de votre vigilance.



dan78 21/03/2011 23:07



Vous avez mis deux fois le même lien.


Voici l'adresse du second rapport, celui de la mission d'appui auprès du Directeur général de l'ARS Claude Evin. Il complète le premier et éclaire aussi le public sue les conditions qui ont pu
pousser Claude Evin à demander le départ de Gilbert Chodorge, le directeur.


http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/114000072/index.shtml



dan78 19/03/2011 16:52



Merci pour ces informations.


La fin du tome 1 montre que les inspecteurs annonçaient dès le mois de juin 2010 le départ du directeur. Ils écrivent


"Lors de la procédure contradictoire la réponse du directeur met en cause l’impartialité et le
professionnalisme de la mission, soupçonnée de sous estimer les dysfonctionnements de la gestion
antérieure ainsi que sa performance propre. La lecture du rapport montre à l’évidence que le
premier point est inexact. Sur le second le constat dressé est complet et permet au lecteur de se
prononcer. Nous tenons toutefois à préciser que parvenir en deux ans à facturer l’activité et à
réduire les coûts des seuls personnels non médicaux, avec un important appui de consultants (1,7
M€), est une amélioration par rapport à la situation antérieure mais un niveau de performance qui
demeure le minimum attendu d’un gestionnaire hospitalier.
72 IGAS, RAPPORT N°RM2010-182Z
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La mission ne partage pas l’opinion confortable selon laquelle il vaudrait mieux ne pas
« déstabiliser » les gestionnaires en les contrôlant et rappelle que tout gestionnaire public doit
rendre compte de sa gestion. Il serait de bonne administration pour le directeur, s’il est maintenu,
de prendre en compte notre état des lieux, le diffuser largement dans l’établissement et l’utiliser
pour remédier aux nombreux dysfonctionnements qui demeurent comme pour améliorer sa propre
performance, sujet sur lequel, ne lui en déplaise, il y a, aussi, une marge de progression.
La mission maintient ses recommandations quant à la mise en place d’une administration
provisoire, compte tenu des constats développés dans le rapport. Elle constate les oppositions de la
direction et des acteurs locaux que suscite cette proposition. Toutefois elle estime qu’en son
absence le scénario le plus probable est celui d’un établissement qui demeure divisé, reporte les
changements dans son fonctionnement médical, persiste dans un déficit à un niveau qui certes a été
réduit, mais demeure réel, faute de développement de son activité et estimant que toutes les
solutions viendront de la construction du nouvel hôpital. Il est vrai que l’actuel directeur ne sera
sans doute plus en fonction à ce moment et que son successeur, comme les acteurs locaux précités,
pourront alors lui imputer le maintien d’une situation déficitaire et demander, encore, des
financements supplémentaires à l’assurance maladie. De plus le renouvellement des équipes
soignantes dans un tel contexte reste, pour la mission, un sujet d’inquiétude.
Pascal PENAUD Patricia VIENNE
Dorothée IMBAUD


Question : pourquoi ce rapport a t'il dormi pendant plus de 7 mois dans un tiroir avant que le public le voit?