Retraites : une réforme juste est possible

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

 manif7092010-2jpg.jpgLa manifestion du 7 septembre contre la réforme des retraites est un succès considérable qui montre que nos concitoyens ne se résignent pas à subir le recul social imposé par Sarkozy.

Répondant à l'appel des centrales syndicales, 2,8 millions de Français ont manifesté dans toute la France contre la réforme Woerth. A Paris, le défilé était vraiment impressionnant (nous étions 280 000), au point qu'il a fallu détourner une partie des manifestants par une rue parallèle vers la place de la Nation.

manif7092010-4.jpgBien évidemment le PS était présent à son "point fixe" (au cirque d'hiver). L'affluence des militants socialistes franciliens a dépassé les prévisions ; le manque de place invitait nos camarades à déborder largement sur la chaussée pour apporter leur soutien aux manifestants des centrales syndicales. Bien sûr, tous les leaders PS étaient là.

 

Le 10 Septembre à l'Assemblée nationale, la majorité UMP/NC a voté le report de la retraite de 60 à 62 ans (et la retraite sans décote de 65 à 67 ans).

Mais c'est sans compter avec les députés de l'opposition. Sous la conduite de Marisol Touraine et d'Alain Vidalies, les élus PS font preuve d'une belle pugnacité pour éclairer la représentation nationale sur les mensonges du pouvoir UMP, notamment les fausses comparaisons avec nos voisins européens, le prétendu non choix au regard de l'évolution démographique, la substitution de la pénibilité au niveau d'une branche professionnelle par l'individualisation d'une invalidité partielle. Sans parler des injonctions au fatalisme face à une crise que les salariés seraient les seuls à devoir payer.

 

C'est ainsi que la droite montre son plus mauvais visage en masquant les conséquences suivantes : 

- La vision comptable l'emporte sur la vraie vie. Au nom d'une notion dévoyée de la justice qui privilégie outrancièrement des critères budgétaires, le pouvoir UMP refuse systématiquement tous les amendements des députés de l'opposition (et même de quelques courageux de droite) qui l'interpellent pour que soient prises en compte des inégalités flagrantes (Chômeurs, infirmières, pompiers, carrière des femmes, etc...).

- Désormais, les parcours professionnels "chaotiques" sont à la merci des fonds de pensions, surtout pour les jeunes générations (commençant très tard leur insertion professionnelle, et plus exposés au périodes de chômage), qui n'auront ainsi pas d'autres recours que de faire appel aux futurs produits de retraite complémentaire par capitalisation. Bien sûr, ça c'est pour ceux qui en auront les moyens, pour les pauvres....... tant pis pour eux.

- C'est l'assurance chômage et le RSA qui vont financer le 2 ans supplémentaires qu'on impose aux seniors sans emplois (défausse scandaleuse vers des dispositifs dont ce n'est pas la finalité). Une tromperie du gouvernement, qui l'annonce en catimini et qui n'en a pas chiffré les conséquences en termes d'augmentation de charges sociales.

- Sans parler de ceux qui ont une carrière longue et qui exercent des métiers pénibles, ce sont les plus démunis et notamment les femmes, qui subissent de plein fouet les effets pervers du report des 2 "bornes d'äge".

 

Toute la gauche s'oppose à ce report de l'âge légal.

Les syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 23 Septembre. Le gouvernement doit céder.

Le combat contre cette réforme injuste et inefficace se poursuit. Demandons ensemble le respect de l’âge légal de 60 ans pour avoir le droit de partir en bonne santé à la retraite, le financement des retraites en prenant sur les profits, une politique de plein emploi qui assurera les ressources des organismes de protection sociale.

Publié dans Politique nationale

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