Une nouvelle ambition pour la culture avec le Parti socialiste

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

photoavignon.jpgDeux des adhérents du PS de Saint-Germain-en-Laye étaient présents en juillet dernier au festival d’Avignon. A l’initiative du Parti Socialiste et de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), ils ont assisté aux Rencontres pour la Culture, l’occasion de placer les problématiques culturelles au cœur du programme socialiste.

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS par intérim, l'a rappelé en ouverture des débats : la culture n’est pas un accessoire mais s’avère essentielle dans notre société. Il s’agit bien pour les Socialistes d’en finir dès l’an prochain avec le mépris dont la droite fait preuve depuis 10 ans à l’encontre du monde de la création.

Le Parti Socialiste entend porter une ambition culturelle au moment où la droite mercantilise la création et la subordonne aux diktats de la rentabilité et du secteur privé. Victime depuis 10 ans des coupes claires dans les budgets, il est temps de renouer avec une politique culturelle volontariste. « Nous nous devons d’être efficace dès l’an prochain, a soulignaé Marylise Lebranchu, présidente de la FNESR et députée du Finistère. Il nous faudra donc utiliser les moyens législatifs et budgétaires les plus rapides ». Tel est aussi le sens de l’annonce par Martine Aubry, à la veille de ce débat, d’une augmentation des budgets culturels de 30 à 40%.

Au service de cette ambition, tous les moyens seront mis en œuvre, en particulier la revitalisation des réseaux culturels locaux mis à mal par le sarkozysme. « L’aménagement culturel passe par des structures et des lieux novateurs, telles que les coopératives culturelles qui figurent dans la contribution au projet ». L’ambition culturelle nécessite de s’appuyer sur deux piliers. Le ministère de la Culture, d’une part, dont la mission et les moyens devront être revitalisés après une décennie de marginalisation. Les collectivités locales, d’autre part, qui assurent aujourd’hui tant bien que mal 75% des dépenses culturelles nationales, et donc l’effort devra être financièrement et stratégiquement soutenu par l’Etat.

Avant tout une décentralisation culturelle

Au Ministère, les stratégies de soutien à la création, la mission de la transparence culturelle, l’aménagement du territoire. Pour les collectivités locales, la culture doit demeurer dans le champ de la clause de compétence générale. Si la droite a multiplié les attaques contre les financements croisés, l’implication des différents niveaux de collectivités dans les projets culturels se montre en fait salutaire. Pour Marylise Lebranchu, la prochaine loi de décentralisation en 2012 recentrera le rôle en matière de création des collectivités locales. Les conférences régionales destinées à déterminer dans chaque région la répartition des compétences entre les différents niveaux d’intervention permettront d’adapter la distribution des missions au plus près des attentes des territoires. Ainsi les collectivités locales pourront assumer leurs missions dans le domaine culturel en fonction des besoins et renouer avec la mise en œuvre de vastes politiques culturelles dans les meilleurs délais sans même attendre le vote d’une loi d’orientation toujours longue à élaborer.

Comme l’affirmait Christian Paul, député de la Nièvre, la Culture mérite mieux qu’une loi d’orientation qui ne revêt pas le caractère contraignant pour l’Etat qu’impliquent les actions à long terme en faveur de la création. « Nous voulons un grand printemps de la culture pour 2012 », a revendiqué Christian Paul en conclusion de la journée.

François Couthon

Publié dans Politique nationale

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