Vers une transition énergétique : à Saint-Germain-en-Laye aussi, soyons un modèle !

Publié le par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye

Depuis la grande tempête de 1999, la tendance était à l’utilisation du bois pour le chauffage en substitution aux énergies fossiles, imprévisible en coût et émettrice d’une plus grande quantité de CO². A Saint-Germain-en-Laye, en redondance de la chaufferie à gaz existante rue Brahms qui désert l’ensemble des immeubles du quartier du Bel-Air (quartier sud), une nouvelle chaufferie à bois alimentera les quartiers ouest du village d’Hennemont à la Lisière Pereire. Outre les ensembles collectifs, sont ou seront raccordés les équipements publics tels entre autres les écoles, l’IUFM/IEP, le Lycée de Vinci et le Lycée International, le gymnase des Lavandières ou les 2 nouvelles Rotondes.

Le nouveau Centre technique Municipal (CTM), situé allée de Pomone sur le lieudit « Champs d’Hennemont », projet en cours de lancement et vitrine de la ville pour au moins une décennie, pouvant dans le court terme s’intégrer dans la communauté Saint Germain Seine et Forêt, aurait pu y être raccordé pour démontrer une politique énergétique de ville se donnant en exemple. Il aurait été habile d’imposer le raccordement de tous les bâtiments publics (dont le CTM) et immeubles collectifs nouveaux afin d’amener des utilisateurs potentiels (privés) à rejoindre le réseau collectif et par effet d’échelle diminuer la facture de la collectivité.

La ville étant encore à l’achat des parcelles et des terrains, tout est encore possible !

Pour les équipements publics, les études comparatives des modes d’énergie en lien avec le rapport investissement/coût se faisant sur 20 ans, et en se limitant au nouveau Centre Technique Municipal, raccordé ou non au réseau de chauffage urbain, il est encore temps de lancer une étude approfondie complémentaire afin de pouvoir le doter d’équipement(s) de qualité, innovant(s) et issu(s) de la recherche nationale et à très faible empreinte carbone.

Notre ville se doit d’être un acteur exemplaire pour contribuer à la transition énergétique et s’inscrire dans une politique de ville ambitieuse, véritablement « éco-durable ». Pour cela, il s’agit de se marquer comme précurseur de concepts modernes et innovants sans laisser place à l’autocensure ; par exemple, le fait de prendre en seule considération un comparatif bois/énergies fossiles en écartant la géothermie sous prétexte qu’elle serait d’un faible rendement et, les autres modes de production d’énergie ou d’eau chaude encore « méconnus » seraient estimés non « rentables ».

 

Construisons un bâtiment de basse consommation, voire autonome ou à énergie positive !

D’abord, outre la conception bioclimatique du bâtiment, une forte isolation thermique de celui-ci réduira considérablement les besoins en chauffage comme en climatisation. Pour le CTM, il s’agira de vérifier que d’une part la couverture bois prévue y contribue et que d’autre part une meilleure isolation thermique, en complément de celle phonique intérieure, amélioreront sensiblement les 69 kWhep/m²/an prévu pour dépasser (dans le but d’atteindre 35 ou 40) la norme actuelle de 50 kWhep/m²/an pour un bâtiment neuf. Ce niveau offre l’obtention de l’appellation générique « bâtiment de basse consommation » - Règlementation thermique française RT2012-.

Ensuite, soucieux de promouvoir l’utilisation d’une énergie propre, une pompe à chaleur (PAC) géothermique à puits verticaux pourrait être associée à la ventilation mécanique contrôlée (VMC) à double flux, elle même couplée à un échangeur thermique qui permettra de rafraichir l’air en été et de le préchauffer en hiver. L’étanchéité du bâtiment sera également à valider [par exemple à l’aide du test dit “Blowerdoor”] pour limiter les fuites directes d’air frais (en été) ou les pertes de chaleurs (en hiver).

eolienne-1.jpgAfin de revendre de l’énergie électrique, tout en produisant de la chaleur, il pourrait lui être ajouté soit une éolienne  pour entreprises en limite de bâtiment côté autoroute A14, soit un ensemble de panneaux solaires thermiques et/ou énergie par cellules photovoltaïque sur les espaces libres des toitures ou en couverture du parking auto.

Pour les besoins du CTM, une solution énergétique composite à haut retour sur investissement et à coût de fonctionnement faible peut être également imaginée en combinant plusieurs de ses techniques.

Enfin, pour parfaire l’édifice, il s’agira de ne pas oublier les dispositifs qui récupèreront tout ou partie des eaux de ruissellement pour le lavage des véhicules, l’arrosage des espace verts et le nettoyage des locaux ou l’utilisation dans les toilettes.

Oui alors, ce bâtiment fonctionnel et innovant, construit selon les normes les plus actuelles qui définissent les principes de la transition énergétique, sera une réussite ! Il sera une nouvelle vitrine de l’éco durabilité de Saint-Germain-en-Laye.

 

Comment construire le bâtiment du CTM en BEPOS ?

 

Au-delà de rendre le bâtiment autonome (énergie consommée égale à l’énergie produite - électricité et chaleur), il se devrait d’être à énergie positive dans le but de baisser les coûts de son fonctionnement par la revente de l’énergie électrique excédentaire. Pour ce faire, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie développe des partenariats avec les collectivités locales (non exclusif), conseille les subventions et assure, outre les conseils techniques, le relais des retours d'expérience.

Par exemple, pour ne citer que les plus connus, parmi des BEPOS (abrégé de « Bâtiment à Energie POSitive ») référencés, il nous faut remarquer le Green Office de 23 300 m² à Meudon (92), le siège social de 2 900 m² du Groupe JF Cesbron à Saint Sylvain d'Anjou (49), ou bien les nouveaux bâtiments de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) à Courbevoie (92) ou encore l'Ecopôle de la Sanef de Reims à Ormes (51).

 

« Qui veut peut ; et qui ose fait »

Pour nos lecteurs, quelques avantages et inconvénients des techniques de production d’énergie et de chaleur dont nous pourrions équiper le nouveau Centre Technique Municipal :

- PAC : pompe à chaleur géothermique (à puits verticaux)

Avantages

  • C’est un système fiable (3ème rang des systèmes de chauffage les plus installés en France),
  • Système écologique à haut rendement de fonctionnement : pour 1 kWh d’électricité consommée, de 3 à 4 kWh d’énergie thermique restituée,
  • Adaptée, selon le modèle de pompes, pour tous types d’immeubles du secteur tertiaire : « thermo-frigo-pompe » pour les hôpitaux, groupes sportifs, piscine, etc… ou « réversible » pour les immeubles de bureaux, maison de retraite…

Inconvénients

  • Pour un bâtiment neuf, il est nécessaire dès la conception de le concevoir avec un système basse température,
  • Coût du forage et du système pompe/compresseur.

- VMC : ventilation mécanique contrôlée

L’efficacité d’une ventilation mécanique est renforcée par le système double flux couplé à un échangeur thermique,

Avantages

  • Filtration de l'air entrant, permettant une meilleure hygiène,
  • meilleur confort car permet d'augmenter la température des parois du bâtiment et d'homogénéiser les températures de l'air intérieur,
  • s'avère économique à long terme, en particulier si climat froid ou avec une longue saison très froide.

Inconvénients

  • il est important de rendre le bâtiment étanche à l'air,
  • nécessité de changer les filtres régulièrement.

eolienne-d-entreprise---Grenoble-en-test-Paris.jpg- Eolienne pour entreprises

Avantages

  • Energie renouvelable qui ne nécessite aucun carburant,
  • N’émet aucun gaz à effet de serre et ne dégrade pas la qualité de l’air, ne peut pas polluer les eaux et le sol,
  • La production électrique suit la consommation (plus de vent en hiver),
  • Elle garantit une sécurité d’approvisionnement et la réduction des coûts (revente),
  • Contribue à l’objectif de 20% d’énergie renouvelable alternative (éolienne et autres) promu l’Union Européenne,

Inconvénients

  • Elle a des effets sur le paysage,
  • Elle peut être intermittente car dépendante de la topographie et de la météo.

- Panneaux solaires thermiques et/ou énergie par cellules photovoltaïque

Avantages

  • Très haute fiabilité,
  • L’énergie émanant du soleil est pratiquement gratuite,
  • Pour les modules photovoltaïques, dimensionnement pour des puissances allant du milliwatt au Mégawatt,
  • Diminution de façon significative des émissions de gaz à effet de serre,
  • Cout de fonctionnement très faible (vs les couts initiaux des modules et de l’installation).

Inconvénients

  • Les modules photovoltaïques relèvent de la haute technologie et peuvent paraitre cher à l’achat,
  • Si stockage de l’énergie électrique, nécessite un système de batteries (conservation chimique).

Publié dans Saint-Germain-en-Laye

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