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Vendredi 7 novembre 2008
Article du Parisien aujourd'hui.

L'article ne le mentionne pas mais c'est bien la section PS de Saint-Germain qui a révélé l'affaire à l'été 2007 et qui alerte les élus du Sidru depuis cette date. Le président du Sidru, également maire de Saint-Germain, s'est refusé jusqu'au 17 octobre dernier (cf notre article) à confirmer nos estimations, mettant même en cause la veille nos élus lors d'un conseil municipal houleux. Mais personne ne peut nier désormais que ce syndicat intercommunal a contracté des prêts à très haut risques pour réduire sa dette et que les conséquences sont potentiellement très graves pour les finances des communes concernées.

Retrouvez l'ensemble de nos articles et nos estimations trimestrielles dans notre dossier Sidru.


La crise mondiale frappe l'incinérateur
La dette du Sidru, qui gère l'incinérateur Azalys, pourrait s'aggraver. Le syndicat a contracté des emprunts à hauts risques
.


REUNION de crise ce matin à la mairie de Saint-Germain-en-Laye. Les élus des quinze communes * du syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru) voient rouge. Ils vont très certainement devoir revoir leur fiscalité locale et augmenter la taxe consacrée au traitement des déchets. La crise mondiale risque bien d'aggraver la situation financière de leur usine d'incinération de Carrières-sous-Poissy, déjà en difficulté. Les emprunts, appelés swaps, contractés pour rembourser la dette et combler le déficit, suivent la pente fatale du marché monétaire mondial.

Aujourd'hui, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye et président du Sidru, rassemble en urgence ses homologues. L'objectif de la réunion est d'évoquer les engagements financiers du syndicat, qui gère l'incinérateur Azalys de Carrières-sous-Poissy.

115 000 t de déchets traités par an

Depuis le début de la crise, de nombreux élus tirent le signal d'alarme et parmi eux plusieurs dénoncent la gestion « hasardeuse » du président. L'effondrement des banques leur fait craindre le pire, d'autant que le syndicat s'était endetté sur vingt et trente ans, pour un montant global de 55 M€, pour réaliser Azalys, mis en service en 1998.

Selon ses détracteurs, Emmanuel Lamy s'est lancé dans des opérations spéculatives à « hauts risques ». « Ces contrats sont légaux, mais ils peuvent avoir des répercussions néfastes pour l'équilibre du Sidru, redoute un opposant. Ces instruments misent sur les cours des monnaies et les intérêts fluctuent en fonction de l'économie mondiale. »

« Depuis trois ans, la taxe d'enlèvement des déchets ménagers a augmenté de 18 % pour ma ville », déplore pour sa part Eddie Aït, le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy. L'édile, inquiet, évoque le montant de la dette du Sidru. « Elle est actuellement de 228,54 € par habitant, contre 104 € au syndicat de l'agglomération parisienne et seulement 15 € à celui de Plaisir », insiste-t-il.

Azalys traite 115 000 t de déchets par an, produites par les 200 000 habitants des 15 communes. Mais l'établissement surdimensionné ne fonctionne qu'à 60 % de ses capacités. Pour beaucoup, la solution serait d'importer des déchets de l'extérieur, en provenance de l'industrie ou de communes extérieures au syndicat afin d'augmenter les recettes. « Toutefois, avec une dette importante et des coûts de fonctionnement élevés, les tarifs ne sont pas attractifs », soulignent les écologistes de Poissy, regroupés au sein de l'association Vivre sa ville.

Yves Fossey Le Parisien

* Communes adhérentes : Achères, Aigremont, Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chambourcy, Conflans-Sainte-Honorine, Fourqueux, Le Mesnil-le-Roi, Médan, Morainvilliers, Orgeval, Poissy, Saint-Germain-en-Laye, Verneuil-sur-Seine, Vernouillet.

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Jeudi 30 octobre 2008
Voici notre point trimestriel sur l'évolution des opérations de 'swap' faites au titre de la "gestion active" de la dette du Sidru.

Vous trouverez dans ce document à télécharger (format pdf) une série de nouvelles concernant le Sidru :
- Notre estimation de la valeur des swaps au 30 septembre 2008 : environ -26 millions d'euros.
- Les difficultés des deux contreparties des swaps, dont la capitalisation boursière a diminué de plus de 80% en un an.
- Les autres effets de la crise sur la dette du Sidru, notamment la volatilité très élevée sur le marché des changes.
- Les révélations du président du Sidru lors de la réunion du syndicat le 17 octobre 2008 : il a enfin reconnu que les swaps ont une valeur de marché négative bien supérieure aux gains engrangés depuis qu'ils ont été conclus (voir notre article).

A lire aussi :
- Notre dossier sur le Sidru
- Le point au 30 juin 2008

- Deux vidéos pour comprendre le dossier

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Samedi 18 octobre 2008
Les événements s'accélèrent au Sidru. Cette semaine, après plusieurs mentions dans les médias, la question cruciale de la transparence de la valeur de marché a été enfin tranchée.
Jeudi soir en réunion de conseil municipal à Saint-Germain-en-Laye, après la présentation du rapport annuel du Sidru par son président (également maire de Saint-Germain,), Pascal Lévêque, conseiller municipal PS, a rappelé les critiques faites par l'opposition de gauche depuis 2006, et notamment la prise de risque excessive et l'opacité qui entoure la gestion de la dette du Sidru : « [...] Une année plus tard, vous persistez à ne pas vouloir révéler le coût d'annulation des swaps,  que nous évaluions fin août à environ 20 millions d'€ ».
Après la parution de plusieurs articles, notamment dans Le Monde et, hier dans 20 minutes, et la diffusion de ce dossier sur France Info et Radio Bleue, ainsi que les interventions répétées de plusieurs élus, le voile a enfin été levé par le président du Sidru sur l'ampleur des pertes latentes : au cours de la réunion du Comité du syndicat, qui avait lieu vendredi soir à 18h, le président du Sidru a annoncé que la valeur de marché des swaps se montait fin août à une valeur négative « d'environ 20 millions d'euros ».
Outre cette révélation qui confirme la pertinence de notre évaluation, si durement critiquée jeudi soir en conseil municipal et à nouveau vendredi soir en réunion de Comité syndical, M. Lamy a ainsi confirmé que les pertes latentes sont très importantes ; puisque les flux financiers positifs cumulés se montent à environ 6 millions d'euros, la perte nette est de 20 - 6 = 14 millions d'euros. Rappelons que la dette se monte à 42 millions d'euros. Les pertes latentes en représentaient donc un tiers fin août. Selon nos calculs la perte est encore supérieure à fin septembre. Une note à ce sujet sera postée dans quelques jours sur ce blog.

Pour plus d'informations :
Le Sidru, fiascos en série : Un échec industriel, juillet 2007
Une gestion de dette hasardeuse, juillet 2007
Les swaps à formule sur taux de change, octobre 2007
Deux vidéos pour comprendre, janvier 2008
Des membres du Comité veulent connaître la valeur des swaps, juin 2008

La liste de tous nos articles sur le Sidru

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Vendredi 17 octobre 2008

La presse nationale semble s'intéresser de plus en plus à la situation financière du Sidru, sujet sur lequel nous sommes mobilisés depuis 2006 (voir tous nos articles dans ce dossier).

Après Le Monde il  y a quelques jours, puis France Bleue et France Info, le quotidien gratuit 20 minutes y a consacré un article vendredi 17 octobre.


Une structure intercommunale avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête

Le syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru), qui gère depuis 1998 l'usine d'incinération d'une quinzaine de communes autour de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), a contracté trois « swaps » en 2005.

Fondés sur des formules complexes, ces prêts à vingt et trente ans présentaient l'avantage de « reporter au maximum les charges lourdes qu'auraient eu à payer les contribuables et de garantir une taxe d'ordures ménagères constante », explique Jean Fralux, vice-président du Sidru. Ce qui a permis d'économiser 7 millions d'euros et de rembourser les frais d'amortissement. « Le problème, c'est que la prise de risque est énorme, s'inquiète Emmanuel Fruchard, conseiller municipal (PS) de Saint-Germain-en-Laye. Et d'autant plus que les marchés financiers sont instables. »

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Lundi 8 septembre 2008
Bonne nouvelle pour le Sidru et chacun des 200 000 habitants des quinze communes concernées : la récente hausse du dollar contre euro et franc suisse réduit de presque un tiers les pertes latentes des swaps traités dans le cadre de la gestion de dette controversée de ce syndicat intercommunal qui gère nos ordures.
Rappelons qu’au 30 juin dernier les produits dérivés traités par le Sidru avaient une valeur que nous estimons à -28,2 millions d’euros, c’est-à-dire 140 euros par habitant. (
voir notre article du 16 juillet dernier). Depuis cette date, le dollar s’est réévalué contre euro et franc suisse, ce qui réduit la perte latente sur ces opérations d’environ 8 millions d’euros (soit 40 euros par habitant), laissant toutefois encore une valeur de marché de -20 millions d’euros à la fin du mois d’août.
Cette forte variation illustre bien l’effet de levier de ces produits dérivés que nous étudions et dénonçons depuis 2 ans. En effet, le « gain » enregistré depuis la fin juin peut à tout moment se retourner, et les pertes atteindre de nouveaux sommets. Rappelons que si rien n’est fait pour réduire cette position,
nous resterons exposés à une baisse du dollar jusqu’en 2018 et une hausse du franc suisse jusqu'en 2029! Actuellement, la situation est moins mauvaise qu'il y a quelques mois, tout en restant nettement perdante, mais le système mis en place montre bien l’ampleur des risques pris sous la direction du président du SIDRU, Emmanuel Lamy.

Pour plus de détails, lire notre dossier SIDRU
2 vidéos pour comprendre le dossier

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Mercredi 16 juillet 2008
Comme le trimestre dernier, nous communiquons notre évaluation des pertes latentes des opérations de gestion de dette du Sidru (pour les précédents articles, voir notre dossier Sidru).
Ce trimestre, grâce à une petite hausse du dollar contre franc suisse, les pertes latentes se sont réduites d'un peu moins de 2 millions d'euros et nous estimons le coût d'annulation des swaps à environ 28 millions d'euros.
Pour plus d'informations :
Notre estimation détaillée au 30 juin 2008 (fichier pdf, 65 ko)

D'autre part, la nouvelle majorité de gauche de la ville de Saint-Etienne, - ville que M. Lamy citait comme un exemple de "gestion active"
dans un courrier adressé aux maires des 15 communes en décembre dernier - a rendu publics les résultats de l'audit de sa dette. Ce rapport officiel fustige une prise de risque excessive de la majorité précédente et conclut : "La Ville de Saint-Etienne n'a que très peu provisionné : 600 000 € [...] Or, au total, le rapport d'audit évalue à 45 millions € l'ensemble des provisions qu'il eût été nécessaire de réaliser pour couvrir l'ensemble des risques pris. Cette provision aurait été exigée par la loi dans une entreprise privée. L'absence de réglementation dans le secteur public et les choix de la majorité sortante ont conduit à masquer cette réalité financière aux élus et aux citoyens."
Le Sidru a également provisionné un montant (253 338 euros selon les comptes administratifs 2007) très largement insuffisant au regard des risques encourus, qui sont de plusieurs dizaines de millions d'euros. En effet la valeur actuelle de -28 millions d'euros varie tous les jours avec les taux de changes et les taux d'intérêt et peut aussi bien dépasser -50 millions d'euros que redevenir légèrement positive.

Pour plus d'informations :
-
La lettre de M. Lamy qui cite la ville de Saint Etienne (en toute fin de lettre)
-
La conférence de presse du 24 juin 2008 du maire de Saint-Etienne révélant les résultats de l'audit
-
Un article des Echos du 7 juillet dernier sur les risques de la "gestion active" de la dette et le cas de Saint-Etienne

A lire aussi :
Notre dossier Sidru
Le bilan au 1er trimestre
2 vidéos pour comprendre le dossier
par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Jeudi 26 juin 2008
Nous avons consacré depuis un an une dizaine d'articles au SIDRU, le syndicat intercommunal qui gère les ordures de 15 communes, dont Saint-Germain. Vous pouvez retrouver ces articles dans notre dossier SIDRU.
A l'évidence, nous avons une différence d'appréciation quant à la gestion de la dette du SIDRU, que nous jugeons spéculative et particulièrement risquée. Le président du SIDRU, M. Lamy, également maire UMP de Saint-Germain, ne partage évidemment pas notre analyse.
Le président du SIDRU a écrit le 16 juin à Pascal Lévêque, tête de liste du Groupe d'opposition de gauche au conseil municipal, pour apporter à notre groupe "quelques commentaires" suite à notre dernier article sur le SIDRU. A la fin de cette lettre, M. Lamy a ajouté une phrase manuscrite inattendue : "J'espère que cette mise au point sera diffusée sur votre blog".

C'est bien volontiers que nous mettons cette lettre à disposition de nos lecteurs pour approfondir le sujet. Il vous suffit de la télécharger en cliquant sur ce lien ou sur l'image (2 pages, format pdf, 560 ko).
Notre blog est un lieu de débats et d'informations. Les commentaires sont libres pourvu qu'ils respectent les règles élémentaires de courtoisie et de respect des personnes. Si M. Lamy souhaite à l'avenir réagir à nos propos (sur ce sujet ou sur un autre), il a tout loisir de publier un commentaire comme n'importe quel lecteur.

Une réunion du comité exécutif du SIDRU avait lieu jeudi 19 juin au cours de laquelle les comptes administratifs 2007 ont été votés, mais avec une abstention. En effet, un représentant de Poissy a fait remarquer que la valeur des opérations financières conclues par le SIDRU (swaps) n'apparaissait pas dans le dossier, alors que cette disposition avait été approuvée à l'unanimité lors de la réunion précédente fin mai. Il a réitéré sa demande de disposer de cette information. Le président du SIDRU, Emmanuel Lamy, a répondu que ce document serait élaboré avec une analyse de risque et diffusé aux membres du Comité, probablement à la rentrée.
Nous sommes étonnés de ce délai très long, alors que ces valeurs de marché sont calculées quotidiennement par les deux banques avec lesquelles le SIDRU a traité ces opérations. Cette demande est courante et très similaire à l'envoi d'un relevé de compte titre. On ne peut qu'être surpris qu'il faille plusieurs mois pour faire suivre cette information aux membres du Comité. Le président du SIDRU serait-il gêné par ces valeurs de marché... ?

A lire également :
Notre dossier SIDRU
Le compte-rendu de la réunion du 29 mai
2 vidéos pour comprendre le dossier
Le SIDRU, c'est quoi ?
par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Mardi 3 juin 2008
Nous continuons de suivre de très près le dossier de la gestion de la dette du Sidru - le syndicat intercommunal de traitement des ordures - auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles (voir notre dossier SIDRU).

Le Sidru avait, jeudi 29 mai de 18h à 20h, une réunion plénière, où siégeaient deux représentants de chacune des
15 communes membres. La gestion de dette a donné lieu à un débat intéressant.

Cette réunion avait un ordre du jour composé de plusieurs points assez formels, notamment l'adoption du règlement intérieur du syndicat, les montants de diverses indemnités et la nomination des représentants du syndicat à des commissions. Tous ces points n'ont pas donné lieu à débat.

Cependant un point de l'ordre du jour a suscité beaucoup d'intérêt : il s'agissait du renouvellement de la délégation donnée au président du syndicat (E. Lamy) pour conclure des contrats financiers ou amender les contrats existants.
Quatre orateurs sont intervenus :
En présentant la délibération, E. Lamy a commencé par expliquer que sa compréhension des contrats financiers était limitée et qu'il travaillait sur ces dossiers avec J. Fraleux (vice-président en charge des Finances, de Conflans).
Cette modestie est surprenante pour quelqu'un qui a passé l'essentiel des 20 premières années de sa vie professionnelle au ministère des Finances... Bizarrement, E. Lamy était en train de demander une délégation de signature à son nom, tout en expliquant que le vrai décideur était J. Fraleux...
Un représentant de Poissy a alors demandé que diverses modalités soient ajoutées au texte de cette délibération pour garantir la transparence des transactions et la maîtrise des risques, notamment en suivant les recommandations de la circulaire du ministère de l'Intérieur d'avril 2003. Il a aussi demandé que les options soient traitées uniquement pour réduire les risques, et enfin que les valeurs liquidatives de l'ensemble des opérations soient communiquées au Comité.
M. Lamy a repris la parole pour expliquer que la gestion active de dette comportait nécessairement une prise de risque, mais qu'il était clair qu' « il n'avait jamais été question » de vendre des options. A-t-il oublié que les swaps traités en 2005 et 2007 utilisent des formules qui sont équivalentes à des ventes d'options, ou n'a-t-il pas compris cet aspect - pourtant fondamental - des contrats qu'il a signé?
M. Lamy a alors passé la parole à M. Fraleux qui a expliqué qu'il n'y aurait probablement pas besoin de conclure de nouveaux contrats cette année, et qu'une hausse de quelques pourcents de la taxe d'enlèvement des ordures chaque année pendant 20 ans suffirait à couvrir les aléas financiers et industriels, qu'il estime à « 25 millions d'euros ».
25 millions, c'est proche de
nos dernières estimations de pertes, soit 29 millions d'euros. Jusqu'à présent M. Lamy n'a toujours voulu parler que des 5 millions de gains comptabilisés entre 2003 et 2007, pas les pertes futures !
Un représentant de Fourqueux a ensuite pris la parole pour préciser que selon lui on ne pas peut dire que « la valeur liquidative ne représente rien », se référant visiblement à une phrase de l'ordre du jour. Il a expliqué qu'il est important de connaître la valeur liquidative, soutenant en cela une demande du représentant de Poissy.
M. Lamy a conclu en proposant d'ajouter à la délibération les modalités demandées par le représentant de Poissy.
Le texte ainsi enrichi a été approuvé à l'unanimité (une abstention et des votes pour, dont toutes les personnes qui ont pris la parole).

Parmi les questions diverses, la proposition de création d'un 7ème poste de vice-président n'a pas réuni un consensus, une représentante d'une petite commune s'oppose en effet à ce que ce poste soit créé juste parce que Poissy et Achères n'ont pas eu d'élu. Selon elle, cela revient à contourner le vote démocratique qui a eu lieu à la réunion précédente. Cette question n'a pas été soumise au vote et sera reportée à la prochaine réunion.


Nos commentaires
 :

Un pas important a été franchi durant cette réunion : M. Lamy a accepté de communiquer la valeur liquidative des swaps traités par le Sidru. Nous verrons comment cette promesse se concrétisera et en tiendrons nos lecteurs informés.
Ensuite, pour la première fois un responsable du Sidru admet simultanément que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères devra être augmentée, et que des pertes futures puissent être à déplorer. En clair cela signifie que ces messieurs ont perdu de l'argent sur les marchés financiers et que nous allons devoir payer l'addition ! Cependant, bien que l'estimation de 25 M € soit proche de nos calculs, elle ne reflète que la situation actuelle, pas les évolutions potentielles dans le futur. Par exemple, si le dollar remonte contre euro de 0,20, les pertes du Sidru seront réduites de 15 M €, tandis que si le dollar baisse encore de 0,20 les pertes du Sidru augmenteront de 25 M €. C'est plus la prise de risque que nous critiquons que le montant de gain ou de perte.
Enfin, il est intéressant d'observer comment les représentants d'une ville de droite (Fourqueux) et d'une ville de gauche (Poissy) portent un regard critique sur la gestion active de la dette menée par un duo composé du président (de droite) et du vice-président aux Finances (de gauche). Cette observation permet de mesurer la pertinence des accusations du maire de Saint-Germain, qui a qualifié à plusieurs reprises notre analyse des finances du Sidru de «
polémique électorale »...

La prochaine réunion du syndicat aura lieu le 19 juin 2008, dans la salle multimédia de l'hôtel de ville de Saint-Germain-en-Laye. Cette réunion est publique et ouverte à tous.

A lire :

Tous nos articles sur le dossier SIDRU

2 vidéos pour comprendre le dossier

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Mardi 22 avril 2008
Lors du conseil municipal du 7 avril, les représentants du conseil dans les syndicats intercommunaux ont été désignés.
La gauche a présenté les candidatures de Nicole Frydman (Verts) au Syndicat Mixte d’Etudes pour la Réouverture de la Grande Ceinture (
SMERGC), Pascal Lévêque (PS) au Syndicat intercommunal d’études et de programmation Seine et Forêts (SIEP) et Emmanuel Fruchard (PS) au Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (SIDRU), en précisant que des villes de droite et de gauche comme Le Pecq ou Vernouillet avaient désigné un représentant de l'opposition dans ces syndicats.
Le maire de Saint-Germain a refusé de nommer des élus de l'opposition en expliquant : "Je pourrais vous citer à l'inverse des villes qui ont regretté d'avoir fait l'ouverture dans les syndicats intercommunaux. [lesquelles...?] Une commune se doit d'y parler d'une seule voix."
Lors de la désignation des représentants du Conseil au SIDRU, Emmanuel Fruchard est intervenu pour porter à la connaissance du conseil et du public nos inquiétudes sur la gestion de la dette du SIDRU que nous avons déjà exprimées à plusieurs reprises sur ce blog (pour en savoir plus, lire notre dossier SIDRU).
Cette intervention a été interrompue par le maire qui a refusé qu'Emmanuel Fruchard poursuive ses propos au motif que ce n'était ni le jour ni le moment d'aborder ce sujet. Ce n'est pourtant pas tous les jours que le SIDRU fait l'objet d'une délibération et visiblement le maire de Saint-Germain, également président de ce syndicat intercommunal, ne souhaite pas que la question du SIDRU soit abordée publiquement....

Voici le discours d'Emmanuel Fruchard que les conseillers municipaux et le public n'ont pas pu entendre jusqu'au bout.
"J'aimerais attirer votre attention, et particulièrement pour ceux d'entre vous qui ont rejoint cette assemblée récemment, sur le cas particulier que représente le Sidru parmi cette liste de syndicats.
Depuis que le rapport d'activité 2005 a été communiqué à l'opposition municipale de Gauche, c'est-à-dire en novembre 2006, nous avons mené un travail d'analyse de la gestion de dette de ce syndicat, qui a été présidé ces dernières années par le maire de Saint-Germain. Ce travail a été difficile car il nous a fallu faire des demandes répétées pendant plus de 6 mois pour obtenir les informations pertinentes sur les swaps traités par le syndicat. Du moins croyions-nous alors disposer de la description de toutes les opérations, jusqu'à décembre dernier où un swap supplémentaire a été révélé par le président du Sidru.
Au cours de cette analyse il est vite apparu que les opérations avaient été conclues pour générer des gains à cours terme, quitte à créer des risques importants à moyen terme. Le seul moyen d'évaluer la pertinence de ces opérations est de comparer les gains encaissés à leur coût d'annulation. Là encore le président du Sidru a refusé la transparence qui aurait été naturelle dans le cadre d'une bonne gestion, en refusant de rendre publique la valeur de marché des swaps, c'est-à-dire le coût que représenterait leur annulation.
Selon nos calculs les 5 millions d'euros de gains comptabilisés entre 2003 et 2007 ont été obtenus au prix d'environ 29 M € de pertes latentes, soit plus de 65% de la dette, ou encore 145 € par habitant des quinze communes. Je ne vais pas entrer ici sur le détail de ces opérations et notre groupe vous informera prochainement par un document détaillé distribué à tous.
M. le maire et président du Sidru, si vous contestez cette évaluation, c'est très simple, il vous suffit de communiquer la valeur de marché des swaps en vie, qui est calculée quotidiennement par les deux banques contreparties.
Dans ce contexte le refus de voir siéger au Sidru un membre de l'opposition prend un sens particulier. Il s'agit bien de continuer à cacher la réalité des risques pris dans le cadre de cette gestion de dette. Nous demandons que toute la lumière soit faite sur ces opérations. C'est pourquoi je suis candidat pour représenter notre ville à ce syndicat. M. le maire en a été informé avant la rédaction de cette délibération, et a refusé de donner suite à cette candidature.
"


Le texte et les annexes techniques ont été remis aux conseillers municipaux par courrier cette semaine. Nous espérons que la situation de la dette du SIDRU va s'améliorer mais nul ne pourra dire qu'il n'a pas été informé en temps et en heure. Vous pouvez
télécharger les annexes techniques en cliquant sur ce lien. (format pdf, 62 Ko)

Plus de détails :
2 vidéos pour comprendre le dossier du SIDRU
Tous nos articles sur le SIDRU

par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
Samedi 16 février 2008
undefinedCet article présente et commente les réponses reçues à notre courrier envoyé fin novembre 2007, dans lequel nous attirions l’attention des maires des 15 communes membres du Sidru, du préfet des Yvelines, du sous-préfet de Saint-Germain et du président de la Chambre régionale des comptes sur la dégradation des conditions de marché qui affectent la valeur des opérations de swaps traitées par le Sidru. Pour plus de détails sur ce courrier, voir notre article n° 5 sur cette affaire.
Nous avons reçu trois réponses à notre courrier :
Tout d’abord M. le président du Sidru, E. Lamy, a répondu par un premier courrier le 11 décembre, suivi d’un courrier correctif le 21 décembre. En effet, la première lettre contenait un contresens. Ce courrier nous fait découvrir qu’un swap supplémentaire a été traité avec la Société Générale, swap dont nous n’avions pas eu connaissance malgré nos demandes répétées durant le premier semestre 2007. Nous avons demandé une copie de la confirmation de cette opération. Ensuite, M. Lamy persiste à ne pas dévoiler la perte latente (valeur liquidative) des opérations traitées, justifiant ainsi nos craintes.
Enfin, la ville de Rouen, citée par le président du Sidru, nous a décrit les swaps qu’elle a traités. Ils sont effectivement similaires à ceux du Sidru, mais de montants moindres. L’engrenage de perte et de risque plus élevé a été reconnu clairement : « On s’est retrouvé piégé et soit on payait une soulte, soit on prenait un produit qui présentait une part de risque importante ». Cette phrase reflète bien la situation que nous avons analysée dans notre article n° 4.
Pour plus de détails : lire la réponse intégrale de M. Lamy, et notre réponse.

M. le Sous-préfet nous a répondu par une mention au courrier du président du Sidru et sa confiance que le comité syndical « devra rester vigilant ». Nous restons à sa disposition s’il souhaite se familiariser avec ce dossier
Pour plus de détails : lire la réponse intégrale du Sous-préfet.

M. le Maire de Poissy a été « rassuré » par la lettre du Président du Sidru (la première, celle qui est erronée !). Nous avons également renouvelé notre proposition de décrypter les opérations traitées afin de lui permettre de prendre connaissance de ce dossier.
Pour plus de détails : lire la réponse intégrale de M. Masdeu-Arus.
 
Les rares réponses reçues ne s’attachent qu’à la forme. Or le problème réside dans le fond. Nous ne pouvons que regretter qu’aucun des maires n’ait souhaité nous recevoir afin d’entendre nos explications sur les risques très importants impliqués par ces opérations.
D’autre part, le conseil général des Yvelines met à disposition des élus des personnes compétentes en finance, au sein de l’Agence Départementale de Conseil aux Communes et à leur Groupements (ADCCG78). Les maires, le préfet ou le sous-préfet ont-ils demandé à cette agence d’analyser les opérations traitées par le Sidru ?
Alors que les contrôles de risque dans les banques ont été un thème d’actualité récemment, les maires du Sidru n’ont pas cherché à jouer pleinement leur rôle de contrôle dans le cadre du Sidru.
Nous resterons attentifs et tiendrons nos lecteurs informés de l’évolution de ce dossier.

A lire :
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par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye publié dans : SIDRU
 

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