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Ainsi que nous faisons depuis près de deux ans, nous vous présentons notre analyse trimestrielle (de janvier à mars 2009) de la gestion de la dette du SIDRU, fondée sur des emprunts toxiques très risqués.

Entre fin 2008 et mars 2009 on a assisté à une hausse du dollar contre euro et franc suisse, ainsi qu'à une baisse des taux d'intérêt. Ce mouvement des marchés financiers, joint au fort effet de levier des swaps traités par le Sidru, a nettement diminué la perte latente, puisque la soulte qui faudrait payer aux banques pour annuler les produits ‘toxiques' est passée de 28 M€ à 12 M€.
Selon nos informations, cette baisse de la perte latente n'a pas été mise à profit par l'exécutif du syndicat pour se désengager des prises de risque principales, sur les taux de change.

Pour lire notre analyse détaillée trimestrielle, téléchargez ce fichier pdf (77ko).

A lire également sur notre blog :
Tous nos article sur la dette du SIDRU
Notre dernière analyse trimestrielle fin 2008
L'analyse trimestrielle du 3e trimestre 2008
Emprunts toxiques du SIDRU : Le Monde en parle

Vendredi 19 juin 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mi mai 2009, nous avons évoqué sur ce blog le projet de Charte de "bonne conduite" entre les banques et les collectivités locales.
Emmanuel Fruchard
, conseiller municipal PS de Saint-Germain, y montrait les limites de cette charte qui vise à tirer les enseignements de la crise des emprunts toxiques pour les collectivités locales. Dans notre région, le Sidru est un exemple éclairant de ces emprunts toxiques aux conséquences potentiellement très graves pour les finances publiques.
Emmanuel Fruchard a publié dans le numéro de la Gazette des Communes du 1er juin une tribune intitulée "Relations banques-collectivités : une charte insuffisante".
Vous pouvez télécharger cet article au format pdf (1,96Mo).

A lire également sur notre blog :
Charte de "bonne conduite" des banques : le projet du gouvernement entérine les mauvaises pratiques
Tous nos articles sur le dossier SIDRU

Samedi 13 juin 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Nous évoquons depuis deux ans les prêts à haut risques du SIDRU, le syndicat intercommunal qui gère les ordures ménagères de 15 communes, dont Saint-Germain-en-Laye. Les termes "emprunts toxiques" ou "prêts structurés" sont désormais mieux connus car de nombreuses collectivités locales en France y ont fait appel, sur le conseil des banques. Le président du SIDRU, Emmanuel Lamy, qui a signé ces prêts, balaie d'un revers de main nos critiques et ne répond pas aux journalistes.
Le journal Le Monde a consacré le 20 mai dernier un long article intitulé "Les villes tentent de sortir du piège des prêts à risque" au cours duquel est évoqué la situation du SIDRU.

Voici quelques extraits de cet article. Pour le lire en entier, cliquez sur ce lien.
"[...]
La crise entraînant l'explosion de leurs charges financières futures, les collectivités locales tentent de sécuriser leur dette en renégociant ces emprunts toxiques. Mais pour beaucoup, l'opération relève de la gageure. Voyant que son taux allait passer de 1 % à 7 % puis à 10 %, une ville a souhaité remplacer l'emprunt de 10 millions d'euros, à taux variable, par un autre, plus classique à taux fixe de 3 %. Mais elle s'est vu répondre qu'elle devait payer des frais d'annulation du premier prêt s'élevant à... 10 millions d'euros !

Pour sortir de son crédit de 45 millions d'euros, le Syndicat intercommunal de Saint-Germain-en-Laye (Sidru), qui gère les déchets, devrait, lui, payer 28 millions d'euros, bien plus que les 6,4 millions économisés les premières années du prêt. Les collectivités qui tentent de renégocier se voient couramment infliger des pénalités représentant entre 25 % et 40 % du capital restant dû. [...]"

 

Rappelons que la Cour des Comptes a émis au début de l'année un rapport très critique sur les produits structurés. Le Parisien avait également consacré en novembre 2008 un article sur les "emprunts à hauts risque" du SIDRU ainsi que 20 Minutes et déjà Le Monde à l'automne 2008.

Nous avions alerté sur notre blog dès juillet 2007 sur la gestion hasardeuse et spéculative de la dette du SIDRU. Cet article du Monde valide encore un peu plus notre analyse.

Nous continuerons à vous informer régulièrement sur ce dossier, véritable bombe à retardement pour les finances de nos communes.

 

A lire également sur notre blog :

Tous nos articles sur le dossier SIDRU

Produits structurés : rapport très critique de la Cour des Comptes

L'article du Parisien du 7 novembre 2008

L'article de 20 minutes du 17 octobre 2008

2 vidéos pour comprendre le dossier

Le Courrier des Yvelines : les Socialistes attaquent le maire sur la gestion d'Azalys (11/2007)

Présentation du Sidru

Lundi 1 juin 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
La version en projet de la charte de "bonne conduite" entre les banques et les collectivités locales, annoncée par le gouvernement en novembre 2008, est bien loin de tirer les leçons de la crise des produits toxiques que certains élus et leurs contribuables attendaient. Elle contient certaines orientations positives, mais est en retrait comparée au rapport de la Cour des Comptes rendu public en février.
Tout d'abord, on note une évolution du rôle des produits financiers complexes pour les collectivités locales. Alors qu'il ne s'agissait en principe que d'instruments de couverture (visant à réduire les risques pour les collectivités), la charte présente l'usage de ces produits financiers par les collectivités comme visant à « profiter des évolutions qui lui sont ou seraient favorables » et l'innovation financière comme une source de « gains significatifs ». Cette description peut être lue comme une justification des opérations spéculatives observées ces dernières années et clairement dénoncées comme telles par la Cour des Comptes en février 2009.

 

Voir nos commentaires détaillés engagement par engagement sur ce projet de charte de "bonne conduite".

En conclusion, faute de modifications allant dans le sens des remarques ci-dessus, cette charte entérinerait des pratiques que la Cour des Comptes, ainsi que beaucoup d'élus, de fonctionnaires territoriaux et de professionnels des marchés désapprouvent : acceptation d'opérations à but spéculatif, habillage de comptes, effet de levier, vente d'options, opacité de gestion vis-à-vis des élus minoritaires et rémunération opaque des intermédiaires.

Emmanuel Fruchard

Conseiller municipal PS de Saint-Germain et professionnel des marchés

Samedi 16 mai 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Voici notre point trimestriel sur la gestion de dette du Sidru (le syndicat intercommunal qui incinère nos ordures ménagères).
Comme chaque trimestre, notre bulletin (pdf, 65ko) décrit les opérations structurées, maintenant couramment appelées « produits toxiques », estime leur valeur de marché et résume les nouvelles récentes en lien avec la gestion de cette dette.

L'événement principal ce trimestre est la publication par la Cour des Comptes d'un rapport sur les produits structurés. Ce document sans concession et bien documenté décrit parfaitement les dysfonctionnements observés au Sidru.


Tout d'abord la Cour condamne sans ambiguïté le principe de ces opérations. « On ne sait pas quels fondements économiques et financiers peuvent conduire des collectivités [...] à décider d'indexer les taux d'intérêt de leur dette sur l'évolution d'une parité monétaire, [...] ou sur la pente de la courbe des taux du marché interbancaire. De tels choix révèlent la réalisation d'opérations consistant à parier avec un banquier sur l'évolution d'indices [...] sans lien avec l'activité ou le financement de l'emprunteur. Ils s'apparentent à une démarche spéculative et de ce fait, sont critiquables. » C'est exactement ce que nous exprimons sur ce blog avec constance depuis juillet 2007.

Ensuite notons que les swaps conclus par le Sidru sont très similaires mais plus dangereux encore que ceux cités dans le rapport. Notamment le swap qui parie sur un dollar fort par rapport au franc suisse est plus de 5 fois plus risqué au Sidru que celui retenu comme exemple par la Cour.

D'autre part la Cour précise bien que les gains comptables enregistrés par les collectivités ne reflètent pas « fidèlement » leur situation financière. Ainsi « le cadre comptable applicable aux collectivités territoriales [...] ne permet pas de rendre compte fidèlement de la réalité économique des contrats ». La Cour critique également les périodes de bonification : « plus la bonification de taux initiale est élevée, plus le risque de hausse future du taux est élevé ».

Ensuite la Cour recommande d' « améliorer l'information comptable :

- en adaptant le référentiel comptable, afin de prendre en compte la nécessité de provisionner les risques financiers inhérents aux produits structurés ;

- en retraçant notamment la valeur de marché [...] des produits dérivés [...] en annexe des comptes ».

Nous avons demandé la communication de la valeur de marché des swaps au président du Sidru à plusieurs reprises depuis octobre 2007. Elle nous a été refusée clairement, E. Lamy disant même « la valeur de marché ne veut rien dire ». Ce n'est qu'un an plus tard, en octobre 2008, et sous la pression répétée de membres du syndicat que le président du Sidru a reconnu que la valeur de marché était de -20 millions d'euros à fin août. Cette information confirmait exactement nos calculs, publiés sur ce blog le 8 septembre. Le manque de transparence que nous critiquons au Sidru a été également relevé par la Cour.

Enfin, la Cour critique le rôle des banques : « le succès des produits structurés semble dû à une stratégie commerciale efficace des établissements financiers, centrée sur des produits permettant d'opacifier la concurrence et de reconstituer des marges ».

L'enjeu est maintenant dans l'appréciation des défauts de conseil de la part des banques. Pour différentes raisons, il est anormal que les banques (Natixis et Depfa) aient vendu de tels produits à une petite collectivité, n'ayant pas de directeur financier et dans laquelle aucun membre du bureau n'a de compétence en finance. Pour l'instant le bureau du Sidru, toujours présidé par E. Lamy, n'a pas essayé de clore les positions spéculatives en pointant les fautes commises par les banques lors de la vente des swaps.

Il est clair que l'opportunité de négocier la sortie de ces opérations pour défaut de conseil ne durera pas. On peut aujourd'hui dire « je ne savais pas et j'ai été induit en erreur ». Ce ne sera plus possible en 2010 et après.


Pour consulter le texte complet du rapport de la Cour des Comptes :

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/12-risques-coll-terr-emprunt.pdf


A lire notre dossier SIDRU

Lundi 23 février 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Voici la tribune libre du groupe Saint-Germain Solidaire paru dans le dernier numéro du Journal de Saint-Germain (pdf, 7.79Mo) le 30 janvier 2009.

Le numéro précédent du Journal de Saint-Germain [pdf, 6.35Mo] titrait sur le thème du traitement des déchets. Certes le choix technique fait dans les années 1990 par le prédécesseur d'E. Lamy tablait sur une augmentation des volumes d'ordures et l'usine d'incinération est surdimensionnée.
Cependant le problème principal n'est pas là. Le syndicat intercommunal (le SIDRU), qui gère la dette de l'incinérateur, a conclu divers produits financiers dits "toxiques". La lourde dette est ainsi soumise, à 100% et pour 20 ans, aux fluctuations des taux d'intérêt euro ainsi que des taux de change contre franc suisse et dollar.
Ces décisions ont toutes été prises et les contrats signés entre 2005 et 2007 par E. Lamy, président du SIDRU et maire de Saint-Germain. Pourtant, l'article ne donne la parole qu'au vice-président du SIDRU et pas à son président.
Est-ce une coïncidence si depuis que les produits financiers toxiques sont sur la sellette, E. Lamy prend ses distances avec ces opérations ? Il ne répond pas aux questions des journalistes sur ce sujet.
Sur ce dossier le silence de M. Solignac, adjoint aux finances de Saint-Germain, est également assourdissant alors que 20% de cette dette sera assumée par notre ville.
Clairement on veut préparer l'opinion à des augmentations de taxe, joliment baptisées d'« inévitable redéploiement financier ». Elles seront présentées comme inéluctables alors qu'elles sont en bonne partie le résultat d'une fuite en avant spéculative de la gestion de dette.
D'autres collectivités, comme le département de Seine-Saint-Denis, ont le courage de faire une analyse lucide de ces opérations et de tout faire pour les sécuriser au meilleur coût, en pointant les défauts de conseil des banques.
A Saint-Germain, faute de mea culpa, ce ne sont pas les banques qui paieront mais chacun de nous.
Emmanuel Fruchard, conseiller municipal PS

Pour plus d'informations :

Tous nos articles sur le SIDRU
Mercredi 4 février 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Article du Parisien aujourd'hui.

L'article ne le mentionne pas mais c'est bien la section PS de Saint-Germain qui a révélé l'affaire à l'été 2007 et qui alerte les élus du Sidru depuis cette date. Le président du Sidru, également maire de Saint-Germain, s'est refusé jusqu'au 17 octobre dernier (cf notre article) à confirmer nos estimations, mettant même en cause la veille nos élus lors d'un conseil municipal houleux. Mais personne ne peut nier désormais que ce syndicat intercommunal a contracté des prêts à très haut risques pour réduire sa dette et que les conséquences sont potentiellement très graves pour les finances des communes concernées.

Retrouvez l'ensemble de nos articles et nos estimations trimestrielles dans notre dossier Sidru.


La crise mondiale frappe l'incinérateur
La dette du Sidru, qui gère l'incinérateur Azalys, pourrait s'aggraver. Le syndicat a contracté des emprunts à hauts risques
.


REUNION de crise ce matin à la mairie de Saint-Germain-en-Laye. Les élus des quinze communes * du syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru) voient rouge. Ils vont très certainement devoir revoir leur fiscalité locale et augmenter la taxe consacrée au traitement des déchets. La crise mondiale risque bien d'aggraver la situation financière de leur usine d'incinération de Carrières-sous-Poissy, déjà en difficulté. Les emprunts, appelés swaps, contractés pour rembourser la dette et combler le déficit, suivent la pente fatale du marché monétaire mondial.

Aujourd'hui, Emmanuel Lamy, le maire (UMP) de Saint-Germain-en-Laye et président du Sidru, rassemble en urgence ses homologues. L'objectif de la réunion est d'évoquer les engagements financiers du syndicat, qui gère l'incinérateur Azalys de Carrières-sous-Poissy.

115 000 t de déchets traités par an

Depuis le début de la crise, de nombreux élus tirent le signal d'alarme et parmi eux plusieurs dénoncent la gestion « hasardeuse » du président. L'effondrement des banques leur fait craindre le pire, d'autant que le syndicat s'était endetté sur vingt et trente ans, pour un montant global de 55 M€, pour réaliser Azalys, mis en service en 1998.

Selon ses détracteurs, Emmanuel Lamy s'est lancé dans des opérations spéculatives à « hauts risques ». « Ces contrats sont légaux, mais ils peuvent avoir des répercussions néfastes pour l'équilibre du Sidru, redoute un opposant. Ces instruments misent sur les cours des monnaies et les intérêts fluctuent en fonction de l'économie mondiale. »

« Depuis trois ans, la taxe d'enlèvement des déchets ménagers a augmenté de 18 % pour ma ville », déplore pour sa part Eddie Aït, le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy. L'édile, inquiet, évoque le montant de la dette du Sidru. « Elle est actuellement de 228,54 € par habitant, contre 104 € au syndicat de l'agglomération parisienne et seulement 15 € à celui de Plaisir », insiste-t-il.

Azalys traite 115 000 t de déchets par an, produites par les 200 000 habitants des 15 communes. Mais l'établissement surdimensionné ne fonctionne qu'à 60 % de ses capacités. Pour beaucoup, la solution serait d'importer des déchets de l'extérieur, en provenance de l'industrie ou de communes extérieures au syndicat afin d'augmenter les recettes. « Toutefois, avec une dette importante et des coûts de fonctionnement élevés, les tarifs ne sont pas attractifs », soulignent les écologistes de Poissy, regroupés au sein de l'association Vivre sa ville.

Yves Fossey Le Parisien

* Communes adhérentes : Achères, Aigremont, Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chambourcy, Conflans-Sainte-Honorine, Fourqueux, Le Mesnil-le-Roi, Médan, Morainvilliers, Orgeval, Poissy, Saint-Germain-en-Laye, Verneuil-sur-Seine, Vernouillet.

Vendredi 7 novembre 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Voici notre point trimestriel sur l'évolution des opérations de 'swap' faites au titre de la "gestion active" de la dette du Sidru.

Vous trouverez dans ce document à télécharger (format pdf) une série de nouvelles concernant le Sidru :
- Notre estimation de la valeur des swaps au 30 septembre 2008 : environ -26 millions d'euros.
- Les difficultés des deux contreparties des swaps, dont la capitalisation boursière a diminué de plus de 80% en un an.
- Les autres effets de la crise sur la dette du Sidru, notamment la volatilité très élevée sur le marché des changes.
- Les révélations du président du Sidru lors de la réunion du syndicat le 17 octobre 2008 : il a enfin reconnu que les swaps ont une valeur de marché négative bien supérieure aux gains engrangés depuis qu'ils ont été conclus (voir notre article).

A lire aussi :
- Notre dossier sur le Sidru
- Le point au 30 juin 2008

- Deux vidéos pour comprendre le dossier

Jeudi 30 octobre 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Les événements s'accélèrent au Sidru. Cette semaine, après plusieurs mentions dans les médias, la question cruciale de la transparence de la valeur de marché a été enfin tranchée.
Jeudi soir en réunion de conseil municipal à Saint-Germain-en-Laye, après la présentation du rapport annuel du Sidru par son président (également maire de Saint-Germain,), Pascal Lévêque, conseiller municipal PS, a rappelé les critiques faites par l'opposition de gauche depuis 2006, et notamment la prise de risque excessive et l'opacité qui entoure la gestion de la dette du Sidru : « [...] Une année plus tard, vous persistez à ne pas vouloir révéler le coût d'annulation des swaps,  que nous évaluions fin août à environ 20 millions d'€ ».
Après la parution de plusieurs articles, notamment dans Le Monde et, hier dans 20 minutes, et la diffusion de ce dossier sur France Info et Radio Bleue, ainsi que les interventions répétées de plusieurs élus, le voile a enfin été levé par le président du Sidru sur l'ampleur des pertes latentes : au cours de la réunion du Comité du syndicat, qui avait lieu vendredi soir à 18h, le président du Sidru a annoncé que la valeur de marché des swaps se montait fin août à une valeur négative « d'environ 20 millions d'euros ».
Outre cette révélation qui confirme la pertinence de notre évaluation, si durement critiquée jeudi soir en conseil municipal et à nouveau vendredi soir en réunion de Comité syndical, M. Lamy a ainsi confirmé que les pertes latentes sont très importantes ; puisque les flux financiers positifs cumulés se montent à environ 6 millions d'euros, la perte nette est de 20 - 6 = 14 millions d'euros. Rappelons que la dette se monte à 42 millions d'euros. Les pertes latentes en représentaient donc un tiers fin août. Selon nos calculs la perte est encore supérieure à fin septembre. Une note à ce sujet sera postée dans quelques jours sur ce blog.

Pour plus d'informations :
Le Sidru, fiascos en série : Un échec industriel, juillet 2007
Une gestion de dette hasardeuse, juillet 2007
Les swaps à formule sur taux de change, octobre 2007
Deux vidéos pour comprendre, janvier 2008
Des membres du Comité veulent connaître la valeur des swaps, juin 2008

La liste de tous nos articles sur le Sidru

Samedi 18 octobre 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

La presse nationale semble s'intéresser de plus en plus à la situation financière du Sidru, sujet sur lequel nous sommes mobilisés depuis 2006 (voir tous nos articles dans ce dossier).

Après Le Monde il  y a quelques jours, puis France Bleue et France Info, le quotidien gratuit 20 minutes y a consacré un article vendredi 17 octobre.


Une structure intercommunale avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête

Le syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru), qui gère depuis 1998 l'usine d'incinération d'une quinzaine de communes autour de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), a contracté trois « swaps » en 2005.

Fondés sur des formules complexes, ces prêts à vingt et trente ans présentaient l'avantage de « reporter au maximum les charges lourdes qu'auraient eu à payer les contribuables et de garantir une taxe d'ordures ménagères constante », explique Jean Fralux, vice-président du Sidru. Ce qui a permis d'économiser 7 millions d'euros et de rembourser les frais d'amortissement. « Le problème, c'est que la prise de risque est énorme, s'inquiète Emmanuel Fruchard, conseiller municipal (PS) de Saint-Germain-en-Laye. Et d'autant plus que les marchés financiers sont instables. »

Vendredi 17 octobre 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Publié dans : SIDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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