Les allocataires du RMI ne sont plus les seuls à bénéficier d'un accès gratuit aux transports en commun franciliens. Le 2 octobre, le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) a en effet accordé le même droit à deux nouvelles populations allocataires de minima sociaux : les titulaires de l'Allocation de solidarité spécifique (ASS, versée aux chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'assurance) appartenant à un foyer bénéficiaire de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC), ainsi que les bénéficiaires de l'Allocation parents isolés (API). Soit environ 60.000 personnes.
Ce forfait gratuité sera appliqué en décembre 2008.
Les nouveaux bénéficiaires de la gratuité des transports avaient jusqu'alors droit à des réductions de 75 % sur le prix de leurs abonnements (carte Orange, passe Navigo). Un avantage dont profitent toujours les bénéficiaires de la CMUC et de l'Aide médicale de l'État (Ame).
Cette mesure, prise par le Stif, apparaît comme une extension de la gratuité accordée aux RMistes franciliens depuis le 31 mars 2007, et qui totalise 210.000 bénéficiaires environ. Toutefois, elle s'en distingue par son mode de financement : si la gratuité pour les allocataires du RMI est financée par la Région, la gratuité pour les bénéficiaires de l'ASS et de l'API est, elle, financée par le Syndicat des transports d'Île-de-France.
Nos précédents articles sur ce sujet :Avril 2007 : Gratuité des transports pour les Rmistes
Juin 2006 : La Région met en place la tarification sociale dans les transports
Confrontée à un accroissement très important du trafic, la RATP va lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 30 trains à deux étages pour la ligne A
du RER pour un montant de 600 millions d'euros.Depuis quelques années, la fréquentation de la ligne A ne cesse d'augmenter. Un chiffre illustre bien la nouvelle donne pour cette ligne, jusqu'ici plutôt favorisée, et dont le service s'est progressivement dégradé. En 2003, le nombre de jours où la ligne A accueillait plus d'un million de voyageurs était de 7. En 2007, 158 jours dans l'année ont vu une affluence supérieure au million de voyageurs sur la ligne A...
Disposant de portes plus larges que les matériels classiques, ce matériel à deux niveaux offrira «une capacité de 50% supérieure à celui des trains actuels (2.500 places au lieu de 1.700 places)», indique la RATP. Sur l'ensemble de la ligne du RER A, la capacité sera augmentée de 30%.
La première des 30 rames à deux niveaux sera livrée à la fin 2010. Une tranche complémentaire permettra le renouvellement de l'ensemble du matériel roulant entre 2013 et 2017.
Ces trains modernes bénéficieront des dernières avancées, en particulier la ventilation forcée, qui assure une température inférieure de
plusieurs degrés à la température extérieure.
Ces trains desserviront la gare de Saint-Germain-en-Laye qui a fait l'objet de travaux l'été dernier pour lui permettre d'accueillir des trains à 2 niveaux (voir notre article de juillet 2007).
A lire aussi sur notre blog :
Le Parisien du 19 mai reprend et confirme cette information en nous citant.
Plus de 2 km sans bande d'arrêt d'urgence sur l'A14Les associations de prévention et de sécurité routière des Yvelines sont stupéfaites. Leurs membres ne comprennent pas la décision de la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) de supprimer la bande d'arrêt d'urgence de l'A14 sur plus de 2 km dans le sens province-Paris au niveau de Poissy et de Saint-Germain-en-Laye. Ils évoquent les dangers de cette mesure et redoutent d'éventuels accidents.
"C'est une hérésie, s'emporte Michel Mallet, le président du Collectif pour la circulation dans le Vexin et la vallée de la Seine, en apprenant l'information, révélée sur le site Internet de la section locale de Saint-Germain-en-Laye du Parti socialiste. Si un automobiliste doit s'arrêter à cause d'une panne, son véhicule empiétera sur les voies. D'autres conducteurs risquent alors de le percuter. Et si par malheur, il doit rejoindre une borne pour demander l'intervention d'une dépanneuse, il risque d'être fauché. Même les patrouilleurs de la SAPN qui nettoient les abords de l'A14 seront en danger", craint-il.
Même consternation du côté de l'Automobile Club de l'Ouest, qui milite pour une amélioration des aménagements de sécurité sur les routes. Alain Le Flem, du comité départemental, mentionne lui aussi le danger que constitue cette mesure. Pour écarter le risque d'accident, il propose la mise en place d'une vidéosurveillance sur la portion concernée. "En cas d'accident, le poste central de la SAPN pourrait alors prévenir immédiatement les automobilistes en amont par un message électronique sur les portiques", suggère-t-il.
Contactée, la SAPN confirme la suppression définitive de la bande d'arrêt d'urgence sur l'A14 à la hauteur du nouvel échangeur de Chambourcy avec la N13, qui sera mis en service en décembre prochain. "L'endroit se situe dans une zone urbaine et il n'y a pas assez de place sur les emprises réservées pour l'autoroute. En remplacement, une bande dérasée de droite sera créée, affirme un ingénieur de la société. D'une largeur d'un peu moins de deux mètres, elle permettra aux automobilistes de s'arrêter. Les refuges seront maintenus." En clair la SAPN manque de terrains pour aménager une voie supplémentaire.
Rappelons qu'au sujet de cette "bande dérasée", la SAPN nous avait répondu qu'elle serait "d'une largeur de 1 mètre"...
A lire également :
Suppression définitive de la bande d'arrêt d'ugence sur l'A14
Cette information surprenante et, à notre connaissance, inédite nous a été confirmée par la SAPN, la société qui exploite cette autoroute.
Voici ce qu'a répondu la SAPN lorsque nous avons soulevé cette question :
"La création de cette 3ème voie implique effectivement la suppression de la bande d’arrêt d’urgence sur ce secteur de l’autoroute. A la fin des travaux, cette portion comprendra 2 voies de circulation + la bretelle d’accès à Chambourcy. Une Bande Dérasée est prévue au droit de la bretelle d’accès. D’une largeur de 1 mètre, elle est créée pour remplacer la Bande d’Arrêt d’Urgence et permettre, en toute sécurité, le dépassement d'un véhicule arrêté contre la glissière de sécurité."
On peut d'ailleurs le constater en visualisant la vidéo de présentation du projet sur le site de la SAPN à cette adresse : www.sapn.fr/travA14/
La règle prévoit en général une largeur de 2 m (minimum 1,75 m) pour les routes multifonctionnelles (de types R) et de 2,5 m pour les routes de transit (de type T). Pour plus de détails sur cette notion, voir ici.
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L'échangeur A14/N3 construit en 2008?
Depuis quelques jours, un radar de nouvelle génération a été installé sur la N13 dans le sens Province-Paris à l'entrée de la commune du Pecq, à un endroit où
la vitesse est limitée à 50 km/h. Nous avions annoncé sur notre blog ce futur radar dès le 17 septembre.
Ce radar, positionné juste avant le carrefour de l'Ermitage, sera juché sur un mat de 3 mètres de haut pour limiter les risques de dégradation. Rappelons que le 23 décembre, le radar situé en forêt de Saint-Germain avant l'Etang du Corra a été détruit par explosif. Il est toujours inutilisable à ce jour.
Ce nouveau radar, située en bas de la déviation de la N13, peut surprendre les usagers de la route car la vitesse est à cet endroit limitée à 50 km/h alors que quelques centaines de mètres avant, elle est encore de 90 km/h. Les automobilistes ont donc tendance à "piler" à l'approche du radar et des accidents sont à craindre.
Une
solution aurait dû être appliquée depuis longtemps : la mise à 70 km/h de la portion de la N13 entre le carrefour du Bel-Air et l'entrée du Pecq. Après tout, cette
portion de la Nationale, sur un trajet vallonné et sineux, est totalement dépourvue de bande d'arrêt d'urgence sur plusieurs kilomètres entre les deux carrefours, comme on peut le
constater sur la photo ci-contre. Par ailleurs, la sortie vers la sous-préfecture dans le sens Paris-province (la bretelle de gauche sur notre photo) est souvent saturée
aux heures de pointe et les voitures débordent parfois sur la Nationale. Il y a quelques mois, un accident mortel a eu lieu à cet endroit.Une limitation de la vitesse à 70 km/h dans la traversée de Saint-Germain permettrait de diminuer la dangerosité de cette route.
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Une première dans les Yvelines. Le radar automatique nouvelle génération en cours d'installation à la frontière de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, sur la N 13, sera fixé... au sommet d'un mât ! Ce sera le deuxième appareil de ce type en France.Le premier est implanté dans une rue de Paris [cf ci-contre]. Ce système doit considérablement réduire les risques de détérioration qui menacent les cabines classiques, posées au ras du sol.
L'engin dernier cri sera planté à l'entrée de la ville du Pecq peu avant la rue du Général-Leclerc dans le sens province-Paris dans une zone limitée à 50 km/h. A cet endroit, le trafic moyen journalier avoisine les 55 000 véhicules. « Il s'agit d'un carrefour particulièrement dangereux puisque la bretelle de Saint-Germain-en-Laye rejoint la N 13 à cette intersection, souligne Alain Gournac, le sénateur-maire UMP du Pecq. Les véhicules roulent très souvent à vive allure, les automobilistes s'imaginent être sur une autoroute alors qu'ils sont en agglomération. Du coup des accidents s'y produisent régulièrement. »
« Perchée sur un mât à trois mètres de hauteur »
Cette machine ne devrait pas être vandalisée comme celle de Rolleboise et de Mantes-la-Ville où les cabines fixées sur le bas-côté de la chaussée ont été volontairement abîmées ces derniers mois. Le plus souvent l'appareil est incendié ou les vitres sont endommagées afin d'interrompre son fonctionnement. Ces radars de nouvelle génération devraient être inviolables. « En plaçant le boîtier hors de portée des malfaiteurs, le risque de destruction est fortement réduit, indique-t-on à Direction départementale de l'équipement et de l'agriculture (DDEA). La petite cabine sera perchée sur un mât à trois mètres de hauteur. »
Pour l'heure ni le pylône ni l'engin n'ont encore été mis en place. Seuls les travaux préparatoires, notamment les câblages d'alimentation électrique et les fondations en béton, ont été réalisés. La date de mise en service n'est pas encore définie. Les services de la sécurité routière doivent obtenir une homologation avant de l'implanter. « Si le premier radar sur mât a été posé dans une rue de Paris, celui-ci sera en bordure d'une voie rapide, indique un technicien. Il faut donc tester la résistance du pylône car si un véhicule le percute, le choc pourrait entraîner la chute de la cabine. »
Durant les étés 2007 et 2008 vont avoir lieu des travaux d'adaptation de la gare de Saint-Germain-en-Laye. L'objectif est de permettre, à terme, l'exploitation de trains à deux niveaux ce qui offrira une plus grande capacité aux usagers. Ces travaux comprennent, notamment, l'allongement des quais, le renouvellement des heurtoirs, l'adaptation et la modernisation de la signalisation. Pendant ces périodes, l'exploitation de la gare sera légèrement modifiée et se fera sur deux voies au lieu de trois. Une signalétique appropriée sera mise en place.
Cette décision a été prise fin mars dernier par le Stif (Syndicat des transports d'Ile de France). L'objectif est d'augmenter le nombre de trains qui circulent sur la ligne A afin que les voyageurs attendent moins longtemps leur RER et que les trains soient moins chargés. De quoi réjouir tous les voyageurs qui doivent aujourd'hui patienter de longues minutes en dehors des heures de pointe ou parfois voyager dans des rames très fréquentées. Cette mesure aura également pour conséquence l'amélioration de la desserte du tronçon central parisien - entre Nation et Charles de Gaulle Etoile - et de la branche Marne La Vallée - Chessy TGV.
Après la fusion des zones 6, 7 et 8 de la carte orange, de nouvelles avancées en matière de transports en commun vont donc prochainement voir le jour.
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Le conseil d'administration du STIF (qui gère les transports en commun franciliens) a voté la suppression des zones tarifaires 7 et 8 et la mise en place d'une tarification unique des zones 6, 7 et 8 sur la base des tarifs de la zone 6 .Concrètement, les zones à 129 euros ou 142 euros pour une Carte Orange mensuelle n'existeront plus, le maximum sera de 118,50 euros pour 6 zones. Soit une baisse de 18,5% pour ceux qui utilisaient une carte orange 8 zones et de 10% pour une carte 7 zones.
Cette mesure, dont le coût est estimé à 5 millions d'euros par an, est entièrement financée par un effort supplémentaire des collectivités locales membres du STIF, la Région Ile-de-France et les 8 départements.
Le Conseil du STIF marque ainsi sa volonté de rendre plus accessibles les transports en commun aux habitants de la Grande Couronne. Ce sont 386 000 franciliens habitant les zones 7 et 8 qui vont pouvoir bénéficier de cette baisse tarifaire.
Dans les Yvelines, les gares de Houdan, Bréval, Menerville, Rosny/Seine, Bonnières et Port Vilez sont concernées.
Cliquez sur ce lien pour voir la carte des nouvelles zones des transports franciliens.
Parce que pouvoir se déplacer est un droit, la Région finance la gratuité des transports publics pour les allocataires du RMI et les membres de leur foyer.Depuis le 31 mars 2007, les allocataires du revenu minimum d'insertion et les membres de leur foyer bénéficient des transports publics gratuits en Île-de-France. Et cela, grâce à la Région qui prend totalement en charge les coûts de la mesure, soit 87 millions d'euros par an.
Avec cette décision, le conseil régional, à majorité de gauche, rend égaux tous les Franciliens devant un droit fondamental : le droit de se déplacer. Que cela soit pour postuler à un emploi, faire ses courses, ou profiter de ses loisirs et sa vie de famille en général.
Deux conditions sont nécessaires pour bénéficier de la gratuité :
- avoir perçu le RMI le mois précédant la demande ;
- avoir un RMI ouvert auprès de la Caisse d'allocations familiales (Caf) pour le trimestre en cours.
Les 700.000 allocataires non-Rmistes de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) l'allocation de parent isolé (API), l'aide médicale de l'État (AME) et la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) continuent quant à eux de bénéficier d'une réduction de 75 % sur leurs coupons hebdomadaires ou mensuels, avec leur Carte solidarité transport. Lancée le 1er octobre dernier (et annoncée sur notre blog), cette mesure a également été intégralement financée par la Région Île-de-France.
Le Stif est en charge de la mise en place de ces deux mesures sociales.Le coupon n'est pas distribué automatiquement. Pour l'obtenir, les bénéficiaires doivent effectuer une démarche en appelant le 0 800 948 999 (appel gratuit depuis un fixe) pour remplir un dossier. Ensuite, une carte et un coupon gratuit (Forfait Gratuité Transports), valable à partir du 31 mars 2007, leur est envoyé.
Pour Jean-Paul Huchon, président de la Région et du STIF, « il est primordial de proposer aux personnes démunies les moyens de s'en sortir seules. La gratuité du titre de transport va dorénavant leur permettre de se déplacer pour des entretiens d'embauche, des démarches administratives, mais également, pour eux et leurs familles, de voir des amis, de faire des sorties culturelles : bref, avoir enfin accès au droit fondamental à la mobilité. »
A lire : le mode d'emploi pour bénéficier de cette gratuité
Les récentes augmentations de tarifs décidées par le réseau autoroutier privatisé Paris-Rhin-Rhône démontrent le caractère funeste de la privatisation des sociétés d'autoroutes.
La privatisation des trois sociétés françaises concessionnaires d'autoroutes a rapporté à Bercy 10,8 milliards d'euros. Jadis peu rentables, du fait de l'importance des emprunts qu'elles devaient rembourser, celles-ci sont largement bénéficaires depuis 2002 (647 millions de bénéfices cumulés en 2004 pour les trois sociétés). A l'avenir, leurs profits sont voués à s'envoler, les investissements les plus lourds étant déjà réalisés. Ainsi, on estime qu'elles dégageront 37 milliards de bénéfices d'ici à 2032, soit autant de pertes pour l'Etat qui ne touchera plus ses dividendes.
En cédant, les sociétés d'autoroutes, le gouvernement a donc privé l'Etat de ressources à long terme.
Plus grave encore, il a privatisé l'impôt, puisqu'il a laissé les sociétés exploitantes libres de décider seuls des hausses de péages. Ce que l'une d'entre elles, le réseau Paris-Rhin-Rhône (APRR), vient déjà de décider : +2,47% pour les véhicules légers et +3,46% pour les poids lourds à compter du 1er octobre, soit l'une des plus importantes hausses de ces dernières décennies.
Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat des usagers est imputable aux choix du gouvernement, qui, pour boucler son opération, a laissé les autoroutes Paris-Rhin-Rhône promettre à ses futurs repreneurs, un dividende représentant jusqu'à 80% de bénéfices nets la première année !
Le Parti socialiste s'est mobilisé contre ce bradage du patrimoine national contraire à l'intérêt général, à la cohésion territoriale et nationale et au respect de l'environnement. Aujourd'hui il s'avère que la droite n'a prévu aucun garde-fou, n'a conservé aucun droit de regard sur les comptes de ces sociétés, ce qui permet à leurs repreneurs de réaliser des augmentations sans les justifier. Il est urgent de rappeler que la propriété des autoroutes et des sociétés qui assurent leur exploitation doit rester sous contrôle public... Nouveau cahier des charges, rachats... plusieurs solutions existent, aucune d'entre elles ne doit être écartée.
Pascale Le Néouannic
Secrétaire national du PS aux transports

Le premier est
implanté dans une rue de Paris [cf ci-contre]. Ce système doit considérablement réduire les risques de détérioration qui menacent les cabines classiques, posées au ras du
sol.

