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International

Communiqué du Parti socialiste (6 janvier 2009)


Conflit israëlo-palestinien : la position du PS

Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d’un État palestinien viable et l’assurance de la sécurité pour l’État d’Israël, deux États qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

C’est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu’il n’existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd’hui fermement l’intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d’Israël qu’il a toujours condamnés.

Aujourd’hui, l’offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable. Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans notre pays.

Le Parti socialiste exige un cessez- le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes hors de Gaza, l’arrêt des tirs de roquette sur Israël et l’installation d’une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement français de porter au Conseil de Sécurité de l’ONU de manière coordonnée avec l’Europe, l’exigence d’une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.

Le Parti socialiste considère que c’est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région. Au-delà,le Parti Socialiste souhaite que l’action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre européen et travailler avec la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient. Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l’Europe.


A lire aussi le communiqué du Parti socialiste européen

Vendredi 16 janvier 2009
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Les prochaines élections européennes auront lieu le 7 juin 2009. Ce scrutin est ouvert aux ressortissants des 27 états membres de l'Union européenne inscrits sur les listes électorales.

Pour pouvoir voter le 7 juin prochain, il faut être inscrit avant le 31 décembre 2008 sur les listes électorales. Afin d'éviter l'affluence des derniers jours, il est recommandé aux personnes non inscrites sur les listes de se rendre dans la mairie de leur lieu d'habitatition dès que possible.
Vous avez déménagé cette année, vous aurez 18 ans avant le scrutin ou vous êtes ressortissant membre de l'Union européenne...? Inscrivez-vous sur les listes électorales avant le 31 décembre pour choisir la composition du futur Parlement européen.
Mercredi 19 novembre 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Communiqué officiel du Parti socialiste suite à l'adoption par la majorité de droite du Parlement européeen de la directive "Retours".

En adoptant la directive "Retours" sous la pression d'une majorité des Etats membres, la droite européenne vient d'entacher la réputation du Parlement européen.

Le Parlement européen a été pour l'essentiel de son histoire un parlement de défense des droits de l'Homme et des Libertés. Il est même un exemple dans le monde pour cela. Sa majorité conservatrice vient de lui faire renoncer à ce rôle concernant les étrangers en adoptant la directive la plus liberticide de l'Histoire de l'Union européenne qui autorise une rétention de 18 mois pour des étrangers qui n'ont commis aucun crime, du seul fait d'une situation irrégulière au regard du séjour.

Cette directive autorise également les expulsions de mineurs non accompagnés et privera d'accès au territoire européen pendant cinq ans les étrangers expulsés. L'argument selon lequel les durées de rétention étaient plus longues encore voire illimitées dans certains pays ne justifie rien. Le rôle du Parlement européen était d'être le garant du droit des personnes. L'Europe des libertés ne peut avancer en s'alignant sur le moins disant.

La politique européenne de l'immigration prend une tournure dangereuse : elle ne comporte aucun volet d'intégration civique et sociale, elle ne porte que sur le contrôle des frontières et les expulsions, et bafoue les principes les plus élémentaires des Libertés publiques dans l'Union Européenne. La droite européenne vient de prendre la grave responsabilité d'ouvrir la voie à toutes les dérives possibles au sein des Etats membres.

Harlem Désir, député européen

A lire également le communiqué du Mouvement des Jeunes Socialistes

Dimanche 22 juin 2008
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Un  important meeting pour le Darfour a lieu mardi 20 mars à 20h à Paris à la Mutualité. Les principaux candidats à l'élection présidentielle, dont Ségolène Royal, y participeront, ainsi que de nombreuses personnalités.
L'occasion, enfin, de parler un peu des questions internationales dans cette élection et de l'avenir de cette région, aujourd'hui oubliée de nos dirigeants. Ce meeting est ouvert à tous.
Lundi 19 mars 2007
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Le 23 février 2002, Ingrid Betancourt, candidate des Verts à l'élection présidentielle en Colombie et sa directrice de campagne, Clara Rojas, ont été faites prisonnières par la guérilla des FARC. Depuis 5 ans, elles sont retenues en otages.

Lors de son enlèvement, nous étions également en pleine campagne présidentielle française. Mais les autorités françaises n'ont pas su depuis libérer la franco-colombienne. Il est urgent que les dirigeants français agissent pour favoriser la mise en place d'accords humanitaires en Colombie, seule issue envisageable pour la libération des otages. Les candidats à l'élection présidentielle et législative doivent s'engager en ce sens.

Il y a actuellement plus de 3000 otages en Colombie. Ne les oublions pas.

Signez la pétition en ligne pour la libération des otages colombiens (déjà 239.000 signatures).

Un rassemblement de soutien a lieu aujourd'hui sur la Place de la Fontaine Saint-Michel à Paris, de 11h à 18h.

Plus d'informations sur le site du comité de soutien à Ingrid Betancourt : http://www.ingridbetancourt-idf.com/

Vendredi 23 février 2007
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Après Strasbourg et Montréal, Paris accueille du 1er au 3 février à la Cité universitaire de Paris le 3e Congrès mondial contre la peine de mort.
Ce Congrès sera particulièrement consacré aux prespectives d'abolition en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et sur les conditions qui permettraient de peser sur les Jeux olympiques de Pékin pour faire reculer la peine de mort en Chine.
Le programme est téléchargeable en fichier pdf.
Samedi après-midi, une marche citoyenne dans les rues de Paris viendra clôturer ce Congrès. Le rendez-vous est fixé à 14 heures Place de la Bastille. Le Parti Socialiste appelle à participer à cette manifestation.

Les députés français ont adopté le 30 janvier en première lecture à la quasi unanimité (seuls 20 députés de droite ne l'ont pas voté, dont le député yvelinois Jacques Myard) le projet de loi constitutionnel permettant d'inclure dans la Constitution l'article "Nul ne peut être condamné à la peine de mort". Si le Sénat puis le Congrès des parlementaires en font de même dans quelques jours, la France deviendra le 45e état au monde à inclure l'abolition dans sa loi fondamentale.
Jeudi 1 février 2007
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Un très intéressant entretien avec Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, réalisé par des journalistes de l'Hebdo des Socialistes. 

Hubert VedrineL'Occident doit se repositionner face à l'apparition d'un monde multipolaire. Hubert Védrine plaide pour une nouvelle donne diplomatique et une remise en cause radicale de l'unilatéralisme, qu'il soit imposé par les néoconservateurs américains ou prôné par les Européens au nom des valeurs démocratiques.

Quelle est votre perception de la crise au Proche-Orient ?

Il n'y aura pas de répit tant que le problème central ne sera pas réglé. La question est de savoir si les Israéliens finiront par accepter d'évacuer à peu près tous les territoires occupés depuis 1967, et par laisser se créer un État palestinien. L'opinion israélienne, dans sa majorité, est convaincue de cette nécessité, dans l'intérêt de la sécurité d'Israël. Mais une partie de la classe politique, notamment le Likoud, la droite israélienne, n'est pas sur cette ligne et le gouvernement hésite.

Cependant, je ne suis pas complètement pessimiste : le peuple israélien évoluera en faveur d'un accord politique, accompagné de garanties militaires considérables. Israël attend les grands leaders, peu importe les partis, qui seront capables de mettre cela en oeuvre. J'insiste sur ce point, car cela ne sert à rien d'exiger des Palestiniens qu'ils se comportent comme s'ils étaient déjà dans un État normalement organisé, puisque tout a été fait depuis plusieurs décennies pour qu'ils soient dans une situation de chaos. Et je ne pense pas non plus que les interventions extérieures sont déterminantes. Les protestations des pays arabes ont peu d'effet, et les Européens n'osent pas agir. Seuls les États-Unis pourraient accompagner un Premier ministre israélien courageux et résolu. Il ne faudrait guère plus d'un an pour régler la question, car tout le monde connaît les grandes lignes de l'accord. Il faudra ensuite aider les Palestiniens à bâtir un État stable, capable d'assumer ses propres engagements et cela prendra des années. Mais ce n'est pas impossible.

La victoire des démocrates peut-elle changer la donne diplomatique, notamment en Irak ?

Aux États-Unis, il n'y a pas de différence majeure entre les démocrates et les républicains, en revanche il y a une différence radicale entre ces deux groupes et les néoconservateurs. Ces derniers sont manichéens, ils pensent qu'en matière de politique étrangère, l'Amérique ne doit pas avoir de relations avec ses adversaires. C'est une absurdité, puisque depuis la nuit des temps, la diplomatie consiste précisément à négocier, parfois abruptement, avec ses ennemis. On ne mesure pas la régression intellectuelle et politique à laquelle les néoconservateurs américains nous ont amenés. À mes yeux, c'est la plus mauvaise politique étrangère américaine depuis 1945 ; et il est urgent qu'elle se termine.

Mais il n'y a pas de grandes perspectives d'évolution après la victoire des démocrates en novembre. Constitutionnellement, le président des États-Unis est le chef des armées et garde la mainmise sur la politique étrangère. De plus, les démocrates n'ont pas de solution de rechange. Cependant, il vaudrait mieux pour l'Amérique, et le reste du monde, que ce soit cette administration qui résolve la question irakienne, plutôt que de voir un nouveau président handicapé par cette crise.

Quelle attitude adopter par rapport au régime iranien ?

Les experts parlent de plusieurs années avant que le régime ne parvienne à maîtriser son programme nucléaire. Je suis convaincu qu'il existe encore une marge de manoeuvre pour la vraie diplomatie. Il faut parler à nouveau avec l'Iran, de manière exigeante, sur le nucléaire mais aussi sur la sécurité régionale, de l'Afghanistan, de l'Irak, du Pakistan. On verrait alors réapparaître du côté des Iraniens plusieurs positions. Sur le principe, beaucoup d'Iraniens trouvent normal que leur pays ait le droit de maîtriser l'arme nucléaire. Mais beaucoup n'ont pas envie d'aller jusqu'au bout de cette menace, compte tenu des inconvénients que cela représente, et préféreraient une vraie négociation, qui leur permettrait de retrouver un rôle de puissance régionale reconnue.

Autre sujet de préoccupation, la montée en puissance de la Chine?

C'est là l'aspect le plus spectaculaire de la montée en puissance des pays émergents. L'apparition d'un monde multipolaire devrait pourtant être une bonne nouvelle ; nous nous sommes tant lamentés sur le sort des pays qui n'arrivaient pas à se développer ! Mais il faut savoir comment aménager ensemble le monde qui en découle. Il nous faut désormais concevoir une organisation générale du monde qui intègre ces nouvelles puissances, mais aussi la question énergétique, qui va devenir de plus en plus pressante, et le compte à rebours écologique.

Il faut nous préparer à un rendez-vous qui sera l'équivalent de ce qu'a été 1945 pour la mise en place des institutions multilatérales. Avec notamment une grande réforme de l'Onu et de son conseil de sécurité. Cela ne se fera que par la négociation. Les Occidentaux auront une influence énorme, mais plus le monopole.

Comment évaluer le rôle de la Russie dans cette redéfinition des grands équilibres internationaux ?

Après la chute du communisme, l'Occident s'est fait des illusions extraordinaires. Il était invraisemblable qu'au terme de mille ans de despotismes variés, les Russes puissent brusquement opter pour une démocratie à l'occidentale. N'oublions pas que même en Occident, il a fallu un ou deux siècles de répressions et de révolutions pour arriver là où on en est ! La Russie rentre dans un processus qui devrait la conduire à devenir un grand pays moderne, mais c'est l'affaire de vingt à trente ans. Pendant un certain temps, il y aura un système,non pas totalitaire,mais autoritaire. La Russie veut rétablir son honneur après l'humiliation épouvantable qu'a été le démantèlement de l'Union soviétique, en se servant des moyens dont elle dispose : le chantage énergétique. Et quand Poutine prend des initiatives décriées par les Occidentaux, sa popularité monte automatiquement.

Quelle est votre vision de la politique africaine de la France ?

Contrairement à ce que pense une partie de l'opinion, il n'y a pas à avoir honte du fait que la France soit la seule ancienne puissance colonisatrice à avoir maintenu une présence forte en Afrique. En dehors de l'épisode tragique du Rwanda, largement hérité du passé et des conditions de l'indépendance de ce pays, si l'on regarde les grands drames qui ont provoqué un à deux millions de morts en Afrique, on s'aperçoit qu'ils se sont tous déroulés en dehors de la zone d'influence française. On peut certes trouver que la politique française a été archaïque, paternaliste, néocolonialiste. La vérité historique, c'est que cette présence a permis de protéger une grande zone, dans laquelle ne s'est pas produit ce qui s'est passé en Angola, au Biafra, au Soudan, en Ouganda, en Éthiopie, au Mozambique, en Sierra Leone, etc. Donc, il n'y a pas à rougir. Mais bien sûr, il faut aujourd'hui, avec la mondialisation, une autre politique.

Faire évoluer cette politique ne veut pas dire abandonner l'Afrique. Je ne suis pas favorable à ce que la France se désintéresse de l'Afrique, sous des prétextes égoïstes, fréquents à droite, ou moralisateurs, fréquents à gauche. On a déjà le mot : partenariat ; il n'y a plus qu'à inventer la pratique, en opérant une remise à plat des enjeux économiques, politiques et militaires.

Plus globalement, ne faut-il pas redéfinir notre conception même de la diplomatie ?

Oui, mais en nous démarquant des diplomaties de posture, d'annonce et d'apparence. Je suis pour nous affranchir complètement de la politique étrangère imposée par les néoconservateurs américains. Mais l'ingénuité européenne ne fonctionne pas non plus : invoquer sans cesse la communauté internationale alors que l'on ne sait pas de quoi elle est composée, s'en remettre à l'Onu, même quand celle-ci est paralysée, croire que nous avons un rôle missionnaire dans le monde. Quand ils évoquent un monde multipolaire, les Français postulent que l'Europe en est le pôle majeur et que la France a une influence déterminante au sein de ce pôle. Or pour un milliard d'Occidentaux, il y a cinq milliards de gens qui vivent en dehors de nos schémas.

On se fait des illusions sur la possibilité d'imposer de l'extérieur la démocratie et les droits de l'homme. C'est un cheminement qui ne peut se développer que de l'intérieur des sociétés, et auquel je crois aussi bien pour les Chinois, les Russes, les Arabes. Mais il nous faut revenir à des idées plus justes. Encourager le développement démocratique de ces sociétés, c'est une bonne chose. Mais croire que nous serions chargés d'une mission civilisatrice de démocratisation, c'est prétentieux et cela ne fonctionne pas. Il faut avoir le courage de remettre en cause cette approche, pour donner toute sa chance à une diplomatie véritablement efficace.

Propos recueillis par Éric Lamien et Roland Moquet

Mardi 23 janvier 2007
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Ban Ki-moon, le nouveau secrétaire général de l'ONU, a clairement raté son entrée en scène sur la sphère internationale en tenant des propos très ambigüs sur l'exécution de Saddam Hussein et en contradiction totale avec l'opposition résolue de l'ONU à la peine de mort . Plus de détails dans cet article du Figaro du 4 janvier.

Interrogé par des journalistes lors de sa première journée de travail au siège de New York, M. Ban n'a pas condamné la pendaison de l'ex-dictateur irakien alors que l'ONU est traditionnellement opposée à la peine capitale. Questionné sur le sujet, Ban Ki-moon s'est contenté de rappeler que Saddam Hussein avait commis « des crimes odieux et des atrocités innommables contre le peuple irakien », invitant à « ne pas oublier ses victimes ». Il a aussi estimé que la question de la peine de mort était du ressort des États membres avant d'exprimer le souhait que ceux-ci respectent « tous les aspects du droit international ».

Samedi dernier, quelques heures après la mort de Saddam Hussein, le représentant spécial de l'ONU en Irak avait été, pour sa part, tout à fait explicite. Rappelant la ligne habituellement suivie par les Nations unies, le Pakistanais Ashraf Qazi avait souligné dans un communiqué que celles-ci « sont hostiles à l'impunité et comprennent le désir de justice ressenti par de nombreux Irakiens ». Mais il ajoutait aussitôt que « les Nations unies demeurent opposées la peine capitale, même en cas de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de crimes de génocide » . Une position maintes fois exprimée à l'ONU, notamment par la France qui a rappelé, hier, qu'elle continuerait à oeuvrer pour « l'abolition universelle de la peine de mort ».
Prise de distance délibérée ou simple maladresse ? Les hypothèses allaient bon train hier concernant les propos de M. Ban. Pressée de questions, sa nouvelle porte-parole, Michèle Montas s'est efforcée de désamorcer toute controverse en assurant que « la position de l'ONU demeure, elle n'est pas en faveur de peine capitale ».
Mais à l'ONU, certains se demandent si le nouveau « SG » n'a pas péché par excès de zèle à l'égard de certains poids lourds du Conseil de sécurité. Issu lui-même d'un pays, la Corée du Sud, reconnaissant toujours la peine de mort, M. Ban sait aussi qu'il devra largement compter sur les États-Unis et la Chine qui appliquent tous deux le châtiment suprême.
« Tout cela ne se serait pas produit avec Kofi Annan, qui aurait immédiatement eu les mots justes », estime un fonctionnaire onusien, en se demandant si « souligner d'emblée qu'il revient à chaque État de se prononcer sur la peine de mort n'augure pas mal de la capacité du nouveau secrétaire général à imposer des réformes » . Selon ce diplomate, de telles déclarations « risquent aussi d'aller à l'encontre du principe de l'obligation de protéger, y compris contre la volonté des États », proclamé par le prédécesseur de M. Ban.

Le Figaro  4 janvier 2007

Espérons que le nouveau secrétaire général de l'ONU saura vite redresser la barre car le monde a besoin d'une ONU forte et ferme sur ses principes...

Jeudi 4 janvier 2007
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Les délégués de 360 syndicats, issus de 156 pays, ont officiellement donné naissance à la Confédération syndicale internationale (CSI) le 1er novembre à Vienne.
C'est un événement historique pour le syndicalisme.
C'est en effet la première fois, après plusieurs tentatives infructueuses depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, que les différents courants syndicaux internationaux parviennent à s'unir. Pour la première fois également, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC seront réunies au sein de la même organisation mondiale. Le siège de la CSI sera à Bruxelles.
Cette nouvelle internationale syndicale regroupera plus de 190 millions de syndiqués, avec pour objectif de davantage peser sur la mondialisation.
Issue de l'union des deux grandes centrales syndicales, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL, réformiste et laïque, 155 millions d'adhérents revendiqués dans le monde), la Confédération mondiale du travail (CMT, chrétienne, 26 millions) et d'une dizaine de syndicats indépendants (dont la CGT), la Confédération syndicale internationale a élu à sa tête le syndicaliste britannique Guy Rider, actuel directeur de la CISL.
Le travail de la Confédération portera notamment sur la lutte contre le travail des enfants, l'égalité des sexes et le développement durable. Mais il s'agira aussi d'attirer davantage de travailleurs et de protéger les droits syndicaux au vu de la répression dont font l'objet des milliers de syndicalistes dans le monde.
Vendredi 3 novembre 2006
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Anna Politkovskaïa, travaillait depuis 1999 pour le bihebdomadaire russe Novaïa Gazeta. Elle devait livrer pour l'édition du 9 octobre un article consacré à la torture en Tchétchénie, photos à l'appui. Il n'est jamais arrivé à la rédaction. Saluée internationalement pour son courage et son professionnalisme, Anna Politkovskaïa, 48 ans, a été retrouvée morte, assassinée de plusieurs coups de feu dans l'ascenceur de son immeuble du centre de Moscou, samedi 7 octobre en milieu d'après-midi. Une enquête a été ouverte par le parquet russe.

Anna Politkovskaïa était une des très rares journalistes russes à parler de la deuxième guerre en Tchétchénie, lancée par la Russie en octobre 1999, et à critiquer les abus des forces fédérales russes et les milices redoutées de Ramzan Kadyrov, l'homme fort de Moscou dans la république du Caucase. Elle dénonçait aussi la corruption et les violations des droits de l'homme en Russie.

Dessin de Pancho Le Monde - 24 mars 2003

Anna Politkovskaïa avait plusieurs fois été menacée ces dernières années. Alors qu'elle se rendait en avion à Beslan pour couvrir la prise d'otages en septembre 2004 dans une école de cette ville du Caucase par un commando pro-tchétchène, la journaliste avait été victime d'une intoxication. Elle avait accusé les autorités d'avoir empoisonné le thé qui lui avait été servi à bord. En février 2001, la journaliste avait été détenue plusieurs jours par les forces russes en Tchétchénie et menacée de viol et de mort, une arrestation qu'elle avait liée à son enquête sur un centre de détention de l'armée.

Dimanche 8 octobre, le président Russe n'avait toujours pas réagi à l'assassinat de la plus célèbre journaliste de Russie. De façon très révélatrice, c'est le dernier Président de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, qui a réagi le plus vite dénonçant un «crime sauvage contre une journaliste professionnelle, sérieuse et courageuse». «C'est un coup pour toute la presse démocratique indépendante, c'est un crime grave contre notre pays, contre nous tous», a commenté Gorbatchev.

Mise à jour 9 octobre 17h : Le président russe s'est engagé, lors d'un entretien téléphonique avec George Bush, à ouvrir une "enquête objective" sur les circonstances de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa.

Lundi 9 octobre 2006
- Par Parti Socialiste de Saint-Germain-en-Laye - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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